«On veut participer à cette célébration et il est logique qu'on le fasse à partir du moment où l'on considère que l'appartenance à la fédération canadienne est un levier et un avantage pour le Québec», affirme Philippe Couillard.

Le Québec, participant actif du 150e du Canada

Le Québec participera activement aux célébrations du 150e anniversaire du Canada en 2017.
Philippe Couillard revendique haut et fort sa double appartenance québécoise et canadienne. Dans son bureau, sur la colline parlementaire, les drapeaux du Québec et du Canada se dressent côte à côte.
«On veut participer à cette célébration et il est logique qu'on le fasse à partir du moment où l'on considère que l'appartenance à la fédération canadienne est un levier et un avantage pour le Québec.»
Philippe Couillard rencontrera au cours des prochaines semaines ses homologues des autres provinces et le premier ministre canadien, Stephen Harper. Il entend leur faire valoir l'importance que le Québec revêt pour eux.
Importance du Québec
Il affirme «se faire un devoir de leur rappeler», chaque fois qu'il les rencontre, «l'importance pour le Canada du Québec, l'importance pour le Canada du caractère spécifique du Québec, de sa culture, de sa langue, de ses façons de faire».
Et, conséquemment, «l'importance d'en tenir compte dans la façon dont les programmes sont déployés au Canada».
Cet entretien s'est déroulé vendredi, au terme d'une semaine où Philippe Couillard a cherché à reprendre en main son Conseil des ministres.
Après les excès de langage de Christine St-Pierre et de Gaétan Barrette, il réitère la nécessité d'«améliorer le ton et la façon dont on pratique la politique». Les révélations du Soleil sur les primes touchées par le docteur Yves Bolduc alors qu'il était dans l'opposition ont bousculé l'agenda. Mais cette affaire est maintenant réglée, soutient le premier ministre.
«On peut lui reprocher [à Yves Bolduc], et il en convient lui-même, d'avoir manqué de prudence en prenant beaucoup de patients en charge dans un contexte de gouvernement minoritaire. Cela dit, sa réaction me satisfait.»
L'actuel ministre de l'Éducation s'est engagé à rembourser à la Régie de l'assurance maladie les réclamations liées aux patients qu'il a suivis moins d'un an et à verser un montant équivalent «à une fondation ou à un organisme de charité». La Coalition avenir Québec et le Parti québécois continuent de réclamer sa démission.