«Le régime Harper a présenté le C-4. Son intention est de faire sauter les syndicats. Un seul point de vue existe désormais pour eux et c'est le leur. L'idéologie a remplacé la bonne foi», dénonce la présidente Daviau.

Le principal syndicat des scientifiques fédéraux fera campagne contre Harper

Le syndicat représentant la majorité des scientifiques fédéraux et autres professionnels de la fonction publique fédérale laissera de côté sa tradition de neutralité en période électorale en faisant campagne activement contre le premier ministre Stephen Harper.
L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a affirmé vendredi que ses délégués en assemblée générale avaient convenu que le syndicat se devrait d'être plus actif politiquement en vue des élections fédérales de l'année prochaine.
Plus particulièrement, les délégués ont convenu que le syndicat devrait exposer les dommages que le gouvernement conservateur a causés aux services publics fédéraux.
Des membres de l'IPFPC avaient déjà exprimé leur grogne à l'égard de ce qui est perçu comme le musellement des scientifiques fédéraux et l'ingérence politique dans leur travail.
L'organisation, qui représente quelque 55 000 professionnels dans le service public, avait traditionnellement choisi de maintenir une réserve à l'égard des positions politiques.
Mais la présidente, Debi Daviau, a fait valoir vendredi que les «attaques» du gouvernement conservateur à l'endroit des syndicats, et d'«autres organisations démocratiques du Canada», étaient «sans précédents».
«Des temps extraordinaires requièrent des mesures extraordinaires, a exprimé Mme Daviau par communiqué. Ce gouvernement montre à nos membres le chemin de la confrontation et des moyens de pression.»
«(Le gouvernement) a coupé des milliers de postes d'employés fédéraux, de programmes et des services à la population canadienne. Et il s'est attaqué à l'essence même des syndicats et du droit à la négociation collective», a-t-elle poursuivi.