«M. Couillard a dit: \"Quand on manque à l'éthique, on révise les règles\". Voyons. Quand on manque à l'éthique, on rembourse ou on démissionne. C'est la règle qui aurait toujours dû être appliquée», affirme le chef péquiste Stéphane Bédard.

Le PQ veut maintenant la tête d'Yves Bolduc

Le premier ministre Philippe Couillard a eu amplement le temps de réagir. Il doit maintenant exiger le remboursement de la prime de 215 000 $ versée à Yves Bolduc ou démettre son ministre, presse le chef péquiste Stéphane Bédard.
Depuis le début de l'affaire Bolduc, le Parti québécois s'est limité à demander à ce que le ministre de l'Éducation retourne la prime touchée pour la prise en charge de 1500 patients pendant son séjour dans l'opposition. Lundi encore, la leader parlementaire Agnès Maltais réitérait cette exigence.
Mardi, le chef intérimaire Stéphane Bédard (photo) a franchi un pas. «On a laissé au premier ministre toute la marge de manoeuvre nécessaire pour passer son premier test éthique, a indiqué M. Bédard au Soleil. Le gouvernement libéral était sous surveillance. Il a échoué lamentablement. Maintenant, il n'a plus le choix. Il a 24 heures pour exiger le remboursement intégral de la prime ou demander la démission du ministre Bolduc.»
La suggestion du premier ministre Couillard d'analyser la question du double emploi de certains députés dans le contexte plus large de la rémunération des élus pourra être regardée plus tard, a souligné
M. Bédard. 
«M. Couillard a dit : "Quand on manque à l'éthique, on révise les règles", affirme le chef péquiste. Voyons. Quand on manque à l'éthique, on rembourse ou on démissionne. C'est la règle qui aurait toujours dû être appliquée.»
«Pas des petits bidous»
Toute la classe politique est éclaboussée par cette affaire, selon M. Bédard. «On parle d'une prime qui a été touchée à des fins autres que celles prévues, poursuit le chef péquiste. Et ce ne sont pas des petits bidous. C'est le remboursement ou la démission. Il ne peut pas en être autrement.»
Le PQ a mis plus de temps que la Coalition avenir Québec (CAQ) à exiger la démission parce qu'il voulait donner la chance au coureur. «Nous avons été les premiers à poser une question là-dessus en Chambre, clame M. Bédard. La CAQ n'en avait même pas posé.»