«Je pense que c'est un parti qui devient de plus en plus radical, et je pense que les gens le voient très bien au Québec», a déclaré M. Couillard. 

Le PQ «se radicalise», pense Couillard

Philippe Couillard est sans équivoque : «On assiste clairement à une radicalisation du Parti québécois.» Le dernier épisode en lice le menant à tenir de tels propos : le fait que Jean-François Lisée désire limiter le salaire des hauts dirigeants des sociétés d'État commerciales québécoises.
Sous un gouvernement péquiste, les hauts dirigeants de Loto-Québec, de la SAQ et d'Hydro-Québec, notamment, verraient leur salaire diminué de moitié, selon un article publié dans La Presse samedi. C'est que Jean-François Lisée ferait plafonner à 225 000 $ la rémunération de tous les employés de l'État, y compris celle des hauts fonctionnaires. Une limite correspondant au salaire du premier ministre, moins 10 %, indique La Presse.
Selon Philippe Couillard, cette proposition de mesure n'est qu'une manière de se rapprocher des électeurs de gauche, traditionnellement associés à Québec solidaire. «C'est un autre épisode où M. Lisée, clairement, cherche désespérément à se coller à Québec solidaire», laisse-t-il entendre, en marge d'un colloque régional du Parti libéral du Québec, qui s'est tenu à Québec samedi. «Je crois que pour lui, l'objectif fondamental, c'est d'envoyer un signal à Québec solidaire qu'il est comme eux, que c'est le même parti. Je pense que c'est un parti qui devient de plus en plus radical, et je pense que les gens le voient très bien au Québec», ajoute-t-il.
En ce qui a trait à la proposition comme telle du chef péquiste, M. Couillard la balaye du revers de la main. «Il faut quand même être un peu plus équilibré dans les propos, il faut que ce soit comparé au secteur privé, aux autres sociétés d'État des autres provinces, du gouvernement fédéral. C'est un peu plus compliqué que la façon un peu rapide et légère dont [Jean-François Lisée] le fait», assure-t-il.