François Gendron et Pauline Marois.

Le PQ juge plus «légitime» d'être prêt à un scrutin

Opposé à un scrutin hâtif l'automne dernier, le vice-premier ministre François Gendron juge qu'il est maintenant plus «légitime» de se préparer à un appel aux urnes.
«À l'automne, je disais que je ne voyais pas de raisons, convient M. Gendron. Mais à ce que je sache, on a avancé un petit peu dans le temps.»
Aussi ministre de l'Agriculture, M. Gendron souligne qu'il a encore quelques «briques sur le feu» et du «travail à faire».
Mais «n'oubliez pas que la pression est très forte, a néanmoins noté le doyen des députés à l'Assemblée nationale. On a un chef caquiste qui s'énerve pas mal. (...) Je pense qu'un gouvernement minoritaire doit toujours être prêt. Donc, c'est légitime d'être prêt à ce moment-ci. Selon moi, ça l'était moins à l'automne.»
Les députés péquistes sont réunis pour deux jours dans un caucus de préparation à la session qui s'ouvrira le 11 février. Mais la question électorale est sur toutes les lèvres alors que les scénarios de déclenchement battent leur plein. Le dernier en lice est un appel aux urnes lancé le 12 mars pour un vote le 14 avril, selon La Presse.
Le chef caquiste François Legault est «complètement en perdition», a noté M. Gendron. Le chef libéral Philippe Couillard a été «vraiment décevant» et le caucus du PLQ est «divisé», a ajouté son collègue président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard. Et «le Parti est prêt», a pour sa part déclaré le président du PQ, Raymond Archambault.
Pour le vice-premier ministre Gendron, il n'est pas obligatoire de déposer un budget avant de se lancer en élection dans la mesure où l'électorat a l'heure juste sur la situation des finances publiques.
«On est en préparation d'un budget, a spécifié Stéphane Bédard. On va en présenter un. Je pense que c'est clair.»
Le ministre des Finances Nicolas Marceau a assuré que, même si cela «exige des efforts», la cible d'un déficit de 2,5 millards $ pour 2013-2014 devrait être respectée. «Je vous dis très simplement qu'il va y avoir un budget, a déclaré M. Marceau. Mais la date des élections, ça ne relève pas de moi.»
Un rassemblement de quelque 250 militants du PQ est prévu mercredi soir à Shawinigan et Mme Marois doit y faire un discours vers 19h30.
Par ailleurs, à ceux qui pourraient douter de l'efficacité de la «tournée exceptionnelle» des ministres péquistes dans la Mauricie et le Centre-du-Québec, un coup d'oeil aux médias régionaux, où les annonces tapissent un nombre impressionnant de pages, devrait suffire à convaincre.
Avec ou sans budget?
(Shawinigan) Le gouvernement Marois pourrait-il dissoudre la Chambre avant d'avoir déposé un budget? Mercredi, le vice-premier ministre François Gendron a soutenu que oui, mais dans la mesure où la population puisse avoir l'heure juste sur l'état des finances publiques. Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, qui n'a pas voulu s'avancer sur une date pour le budget, a néanmoins dû tenir deux mêlées de presse pour assurer que le 2,5 milliards $ de déficit annoncé pour 2013-2014 était bien un maximum. Le parti est «prêt» pour des élections, a indiqué le président du PQ, Raymond Archambault. La «tournée exceptionnelle» de 85 activités du PQ en Mauricie et au Centre-du-Québec est couronnée de retombées médiatiques impressionnantes dans les médias locaux.