Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, participait à l'assermentation du nouveau député caquiste d'Arthabaska, Éric Lefebvre, à l'Assemblée nationale lundi.

Le PQ à court d'argent, suppute François Legault

Si le Parti québécois (PQ) n'a pas remboursé la totalité de ce que lui réclame le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), c'est qu'il est à court d'argent, suppute le chef caquiste François Legault.
Et puisque le DGEQ lui demande encore quelque 174 000 $, c'est donc qu'«il a fait des élections partielles» et qu'il continue de fonctionner «avec de l'argent sale», a de plus affirmé François Legault, lundi, avant de lancer, pour bien marquer le coup, qu'il ne reconnaissait pas le parti de René Lévesque.
M. Legault a fait cette déclaration en marge de l'assermentation, à l'Assemblée nationale, du nouveau député caquiste d'Arthabaska, Éric Lefebvre.
Preuves réclamées
M. Legault ne croit pas l'explication du Parti québécois selon laquelle des informations manquent pour s'assurer que tous les dons jugés illégaux par le DGEQ le sont bel et bien.
Le parti de Jean-François Lisée a remboursé il y a quelques jours 90 000 $ au Directeur général des élections du Québec pour des contributions «non conformes» dont «la preuve était suffisante». Il estime toutefois que cette preuve n'est pas établie pour des contributions s'élevant à 174 150 $ que l'organisme lui réclame aussi. Il demande plus de preuves sur ces contributions jugées illégales par le DGEQ.
En octobre, le Parti libéral du Québec a remboursé 551 400 $ de contributions illégales au DGEQ.
Plus tôt cette année, la Coalition avenir Québec a remboursé les quelque 35 000 $ que lui réclamait le DGEQ pour des contributions illégales perçues par la défunte Action démocratique du Québec.