La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, présentera mercredi un projet de loi pour suspendre le processus de révision de la carte le temps que ses électeurs puissent prendre la parole. 

Le PLQ peu enclin à revoir la refonte de la carte électorale

Les libéraux montrent beaucoup de compassion envers la solidaire Manon Massé, mais peu d'ouverture à empêcher la disparition de sa circonscription.
Techniquement, d'ici 10 jours, le Directeur général des élections (DGEQ) déposera la version finale de la carte électorale qui servira au prochain scrutin. Et, à moins d'un revirement, la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques n'y figurera plus. 
La députée Manon Massé se débat comme un diable dans l'eau bénite. Pas pour son emploi, assure-t-elle, mais pour que ses citoyens puissent être consultés sur les nouvelles frontières de leur circonscription. Au même titre que ceux qui, lors de la première mouture de refonte de la carte, ont été consultés. 
Pétitions 
Mardi, elle a déposé des pétitions de plusieurs milliers de noms au DGEQ. Elle présentera mercredi un projet de loi pour suspendre le processus de révision de la carte le temps que ses électeurs puissent prendre la parole. Autant le Parti québécois que la Coalition avenir Québec l'appuient dans sa démarche. Une demande d'injonction a aussi été déposée par deux citoyens près de Québec solidaire concernant le processus de refonte de la carte. 
«Ce sont des gens impliqués dans la communauté et qui se disent : "Wo, ça ne marche pas", a déclaré Mme Massé. Ils ne se sentent pas respectés dans leurs droits et ils ont décidé de prendre ce chemin-là.»
La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, suggère de réfléchir au processus de refonte, mais seulement une fois la présente carte adoptée. «Nous avons une loi et, quand on a des lois, on les respecte, a-t-elle déclaré. [...] À un moment donné, il faut dire : "C'est un processus, on le respecte, et c'est fini".»