Nathalie Normandeau est accusée d'abus de confiance, de fraude et de corruption.

Le PLQ aurait dû suspendre Normandeau, croit l'opposition

Le Parti libéral du Québec (PLQ) aurait dû suspendre temporairement le statut de membre de l'ex-ministre Nathalie Normandeau durant les procédures judiciaires dont elle est l'objet, croient deux partis de l'opposition.
La porte-parole péquiste en matière d'éthique et d'intégrité, Agnès Maltais, a déclaré mardi que cette décision aurait été raisonnable, compte tenu des accusations qui pèsent sur Mme Normandeau.
Mme Maltais, députée de Taschereau, juge contradictoire que le PLQ maintienne le statut de Mme Normandeau alors que le cabinet du premier ministre Philippe Couillard a interdit à ses ministres de lui accorder des entrevues dans le cadre de sa nouvelle émission de radio.
Manque de jugement
Le député de Québec solidaire Amir Khadir estime que M. Couillard démontre son manque de jugement éthique en gardant Mme Normandeau dans ses rangs.
M. Khadir, qui représente la circonscription de Mercier, croit que le PLQ aurait à tout le moins pu retirer le statut de membre de Mme Normandeau jusqu'à ce qu'un tribunal se prononce sur les accusations d'abus de confiance, de fraude et de corruption qui pèsent sur elle.
La semaine dernière, le PLQ a indiqué que son comité exécutif avait décidé de maintenir le statut de membre de Mme Normandeau afin de respecter la règle de la présomption d'innocence.
Le cabinet de M. Couillard a affirmé que cette décision ne contredisait pas la directive aux ministres de ne pas accorder d'entrevue à Mme Normandeau.