Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, discute avec le Caporal Kevin Huard après avoir présenté la nouvelle politique de défense canadienne à Ottawa, mercredi.

Le nouveau plan de la Défense prévoit l'utilisation de drones armés

Le Canada ajoutera des centaines de membres à ses forces spéciales d'élite, mènera des offensives contre les cyberattaques et déploiera des drones armés sur des champs de bataille à l'international dans le cadre de sa réponse militaire aux nouvelles menaces mondiales à la sécurité.
La nouvelle politique de défense dévoilée mercredi identifie une large série de menaces transfrontalières, incluant la «zone grise» de la guerre hybride, le terrorisme plus présent que jamais et les changements climatiques.
La nouvelle politique anticipe que certaines opérations militaires du Canada incluront des cyberattaques et des frappes de drones sanctionnées par le gouvernement contre des menaces étrangères, et un rôle accru des forces spéciales dans les missions outremer.
La politique en matière de défense indique que cette approche moderne des missions de combat respectera les lois canadiennes et internationales.
Néanmoins, la nature même du secret qui entoure pratiquement toutes les forces spéciales du Canada, de même que l'expansion des offensives dans le cyberespace, soulèveront probablement des questions sur la transparence et les libertés civiles.
Forces spéciales plus nombreuses
Le plan prévoit l'ajout de 605 membres dans les rangs des forces spéciales. Ils obtiendront de nouveaux systèmes de renseignement aéroportés et de nouveaux outils de surveillance et de reconnaissance.
«La technologie et la nature changeante des conflits à proprement parler ont modifié fondamentalement le paysage dans lequel nous opérons», a dit le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, en présentant la nouvelle politique lors d'une conférence de presse à Ottawa.
La nouvelle politique affirme que le cyberespace devient un endroit de plus en plus hostile avec un nombre accru d'acteurs étatiques et non étatiques présentant une menace, et conclut qu'une «cyberposture purement défensive n'est pas suffisante».
Le plan soutient que l'armée lancera des «cyberopérations actives» contre des adversaires potentiels dans le cadre de missions militaires autorisées.