Jean-Claude Léveillée est maire de Donnacona depuis 15 mois. En novembre, il devra défaire Marc Hébert pour demeurer à la mairie.

Le maire de Donnacona aura de l'opposition

Élu depuis à peine 15 mois, le maire de Donnacona, Jean-Claude Léveillée, aura de l'opposition puisque Marc Hébert délaisse son siège de conseiller pour lui faire la lutte à la mairie.
M. Léveillée avait été élu lors de l'élection partielle faisant suite à la démission de l'ex-maire Sylvain Germain, devenu le directeur général de la Ville, en juin 2016. Marc Hébert avait pour sa part assuré l'intérim entre la démission du maire et le scrutin comme il l'avait fait après la démission de l'ex-maire André Marcoux en 2010.
En début de campagne, aucun des deux candidats ne semble avoir l'intention de partir en guerre contre l'autre. «On n'était pas d'accord sur tout, mais je n'ai rien contre M. Hébert. Je respecte sa décision de se présenter à la mairie, mais plusieurs personnes se demandent pourquoi il n'a pas posé sa candidature il y a quinze mois», a déclaré le maire en entrevue téléphonique avec Le Soleil.
Le conseiller municipal indique que ce sont essentiellement des raisons personnelles qui avaient motivé sa décision de demeurer conseiller à cette époque. Maintenant, après 12 ans au conseil, il se sent prêt à faire le saut à la mairie. «C'est là que je veux poursuivre mon implication. Je suis capable d'apporter une bonne contribution à la Ville», a de son côté déclaré Marc Hébert, refusant de dire qu'il était insatisfait du travail de Jean-Claude Léveillée.
Le conseiller municipal a de plus recueilli les appuis de quatre membres du conseil actuel, dont deux qui ne sollicitent cependant pas un nouveau mandat, de même que ceux de deux anciens maires, André Marcoux et Louis-Marie Gaudreault.
La situation ne semble pas inquiéter le maire sortant. «Ça augure bien», a simplement laissé tomber celui qui avait obtenu 75 % des voix face à son adversaire Isabelle Blackburn au scrutin de 2016. 
«Je sais que j'aurai à travailler avec un conseil qui sera changé à 50 % puisque trois conseillers ne reviendront pas. Il y a aussi plusieurs dossiers importants, dont les rénovations à l'hôtel de ville, mais surtout le projet de centre aquatique qui me tient à coeur et que je veux rendre jusqu'au bout», a expliqué M. Léveillée.
Le centre aquatique figure aussi parmi les priorités de Marc Hébert, qui indique que lors d'une récente assemblée, la majorité de la population y semblait favorable même si on ne connaît pas le coût final du projet, qui sera financé à 66 % par les gouvernements fédéral et provincial.
Âgé de 53 ans, Marc Hébert est conseiller immobilier à la Société québécoise des infrastructures depuis 27 ans. Quant au maire Léveillée, il est un retraité de l'armée canadienne et il a cessé de gérer son entreprise de rembourrage depuis son élection.
«Pour moi, la mairie n'est pas un travail, mais une passion, et je suis là à temps plein. Au rythme où la ville grandit, je crois que c'est vraiment important d'avoir un maire à temps plein», conclut-il.