Le jurisconsulte Claude Bisson a fait l'objet de critiques du PQ à plusieurs reprises depuis quelques semaines.

Le jurisconsulte a «manqué à son devoir», selon le PQ

Le Parti québécois (PQ) estime que le jurisconsulte a «manqué à son devoir» en révélant qu'un député de la formation a sollicité son avis il y a un peu plus d'un mois.
En entrevue à La Presse, le jurisconsulte Claude Bisson a indiqué qu'un député péquiste l'a consulté en avril dernier, alors que la formation lui reprochait d'être en conflit d'intérêts. Le simple fait de révéler l'affiliation politique du député est considéré comme un faux pas par la leader adjointe, Agnès Maltais. «Ce matin, tout le monde se demande qui a consulté le jurisconsulte, a dit Mme Maltais. On est extrêmement troublé par ça.»
«Nouvelle attaque»
Le dossier a été discuté vendredi matin au caucus péquiste. Selon son président, Sylvain Pagé, le jurisconsulte a «manqué à son devoir de confidentialité». «Je crois que ça devrait inquiéter tous les députés de l'Assemblée nationale», a-t-il indiqué.
Le Parti libéral ne juge pas qu'il y ait eu accroc ou violation de la confidentialité par le jurisconsulte. «Il a révélé quoi?» a demandé le ministre Jean-Marc Fournier. «Est-ce que vous avez le nom, le sujet, le contenu de l'avis? Tout ce que vous avez, c'est une nouvelle attaque du PQ.»
À la Coalition avenir Québec, le leader François Bonnardel estime que le jurisconsulte parvient à se tenir «debout» malgré les salves péquistes. Il est selon lui justifiable que Me Bisson illustre la contradiction entre les accusations de conflit d'intérêts et le fait qu'un député péquiste continue à le consulter.