Le doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, François Blais, affrontera sa collègue Dominique Payette dans la circonscription de Charlesbourg.

Le doyen François Blais candidat du PLQ dans Charlesbourg

Le doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval, François Blais, portera les couleurs du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Charlesbourg, a appris Le Soleil.
Charlesbourg sera rudement disputée lors de la campagne électorale à venir. Elle sera à coup sûr l'une des circonscriptions à surveiller le soir du scrutin.
Le Parti libéral du Québec veut reprendre cette circonscription qu'il a déjà représentée, mais qu'il a perdue en septembre 2012.
Lorsque sa candidature se confirmera, François Blais apparaîtra comme une recrue de prestige.
Le professeur Blais a déjà été candidat au rectorat de son université.
Il est reconnu à travers le Canada comme l'un des spécialistes de l'idée d'un revenu minimum garanti pour les citoyens.
Le Parti libéral du Québec de Philippe Couillard pourrait se faire le défenseur d'un tel projet, confie un interlocuteur.
La direction du parti a refusé de confirmer ou d'infirmer nos informations. Le professeur Blais ne nous a pas rappelés.
Prétentions légitimes pour tous
Les trois principaux partis politiques représentés à l'Assemblée nationale livreront une vraie bataille dans Charlesbourg.
Tous pensent pouvoir l'emporter - et sont en droit de prétendre à la victoire à ce stade-ci.
Le Parti québécois y sera représenté par Dominique Payette, une figure connue dans le monde des communications. Elle est également professeure à l'Université Laval.
Sa candidature a valeur de symbole chez les péquistes, puisque sa mère n'est nulle autre que Lise Payette, qui a été ministre dans le premier gouvernement de René Lévesque, en 1976.
La circonscription de Charlesbourg est actuellement représentée par la caquiste Denise Trudel. Elle y a recueilli 37 % des voix lors des élections générales de 2012. Elle y avait battu le libéral Michel Pigeon, un ancien recteur de l'Université Laval. Il avait obtenu 34 % des suffrages. Le candidat péquiste d'alors, Christophe Fortier Guay, avait dû se contenter de 21 % des votes.
Charlesbourg sera à surveiller le soir du scrutin, pas uniquement d'un point de vue régional, mais à l'échelle de tout le Québec.