Lawrence Cannon tentera de gagner la circonscription de Louis-Hébert, qui n'a pas souvent souri aux conservateurs.

Lawrence Cannon verrouille à double tour la porte à un retour en politique

Après l'avoir fermée il y a trois semaines, Lawrence Cannon verrouille maintenant la porte à double tour sur un éventuel retour en politique avec les conservateurs en vue des élections fédérales de l'automne prochain. 
De passage à Québec mardi matin pour prononcer une conférence à l'hôtel Château Laurier, l'ambassadeur du Canada à Paris a mis fin à toute spéculation sur son avenir politique. «La porte est fermée et verrouillée», a-t-il tranché. 
M. Cannon a même déclaré qu'il n'avait pas été approché par les cercles conservateurs dans les derniers mois, contrairement à ce qui a été rapporté dans de nombreux reportages provenant de divers médias dans la dernière année. 
Il y a moins d'un mois, l'ex-député de Pontiac, en Outaouais, faisait l'objet d'un autre reportage, cette fois dans La Presse, dans lequel il était indiqué qu'il deviendrait le candidat de Stephen Harper dans la circonscription de Louis-Hébert, dans la région de Québec. 
RUMEUR DÉMENTIE
Le diplomate avait «formellement démenti» l'information la journée même sur le réseau social Twitter, mais ne s'était pas directement adressé aux journalistes. Il ne s'est pas gêné, mardi, pour passer son message devant les caméras.
«Je sers mon pays comme ambassadeur du Canada en France et j'ai l'intention de mener mon mandat jusqu'à la fin», s'est-il engagé. Ce mandat, amorcé il y a trois ans, se terminera en mai 2017, soit la même année que les présidentielles françaises.
M. Cannon, pour ajouter au caractère sans appel de ses déclarations, s'est permis un court bilan de son implication politique, se disant très satisfait du travail accompli. «J'ai eu une carrière politique active très intéressante. [...] J'ai donné, j'ai donné le meilleur de moi-même pour mes concitoyens.»
Lawrence Cannon a été le député libéral de La Peltrie sous le gouvernement provincial de Robert Bourassa de 1985 à 1994 et député de Pontiac chez les conservateurs fédéraux de 2006 à 2011. Il a fait ses premières armes dans la vie publique comme conseiller municipal de Cap-Rouge en 1979. 
Seule une mince ouverture persiste quant à un retour en politique, mais elle ne surviendra sûrement pas pour les élections de cette année. «Lorsque [mon] mandat [d'ambassadeur] sera complété, je verrai peut-être à faire autre chose avec ma carrière.»