Dans un échange avec la presse parlementaire, mardi, Pierre Karl Péladeau a rectifié le tir en revenant à la position qu'il avait en février.

Laïcité: Péladeau fait marche arrière et met de l'avant Bouchard-Taylor

Le candidat à la direction du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a fait marche arrière, mardi, après avoir laissé entendre qu'il serait raisonnable d'interdire les signes religieux dans l'ensemble de la fonction publique.
M. Péladeau est ainsi revenu à la position qu'il avait esquissée en février, qui reprend pour l'essentiel la recommandation du rapport de la commission Bouchard-Taylor, en ajoutant les enseignants.
Juste avant de se rendre à une réunion des députés péquistes, M. Péladeau a affirmé qu'il propose de limiter l'interdiction du port de symboles religieux aux fonctionnaires en position d'autorité ainsi qu'au personnel enseignant.
Selon M. Péladeau, cette position, qui va moins loin que celle du précédent gouvernement péquiste avec la charte des valeurs, est la plus susceptible de susciter un consensus dans la société québécoise.
En fin de semaine, alors qu'il participait à une conférence à Montréal, M. Péladeau avait ouvert la porte à une interdiction plus large de symboles religieux dans la fonction publique et parapublique.
Dans un échange avec la presse parlementaire, mardi, M. Péladeau a rectifié le tir en revenant à la position qu'il avait en février, lors d'un caucus péquiste à Saint-Jean-sur-Richelieu.
«Le consensus est essentiel, et à cet égard, je considère que Bouchard-Taylor, plus les enseignants, est certainement une position qui pourrait trouver un consensus le plus large possible», a-t-il dit.