Pierre Karl Péladeau et Régis Labeaume en mars 2012

Labeaume souhaite «de la sérénité» à «Pierre Karl»

«Ça me bouleverse. Ça fait une drôle de journée.» Régis Labeaume a commenté sur une note émotive l'annonce du «choix déchirant» de Pierre Karl Péladeau de quitter la vie politique.
«Je lui souhaite beaucoup de sérénité et du bonheur, parce qu'il serait dû», a dit le maire de Québec lundi. 
M. Labeaume avait célébré l'union de l'ex-chef du Parti québécois et de l'animatrice Julie Snyder lors d'un mariage fort couru dans le Vieux-Québec en août 2015. Lundi, il a estimé que la décision de M. Péladeau fait réfléchir quant à l'impact de la vie politique sur la famille au moment où l'ex-politicien et actionnaire de contrôle de Québecor est au coeur d'une séparation. 
Régis Labeaume, qui a appelé M. Péladeau «Pierre Karl», a eu une pensée pour ceux et celles qui exercent ce métier difficile. Particulièrement, a-t-il noté, à l'ère des réseaux sociaux et de «l'instantanéité» où «il faut que tu sois partout». 
«Tu vis toujours dans un sentiment de culpabilité», a poursuivi le maire de Québec qui a écrit lundi à son ami Péladeau pour «lui dire qu'il pense à lui». «Je sais quelle vie il veut pour ses enfants et je sais qu'il ne veut pas que ses enfants aient l'enfance qu'il a eue.»
M. Labeaume dit lui-même avoir mesuré cette implication dans le passé, lui qui est aujourd'hui père de deux adultes et d'une adolescente. «Faudrait pas qu'ils aient l'âge de ceux de Pierre Karl aujourd'hui, parce que je sacrerais tout ça là», a-t-il lancé.
M. Labeaume et M. Péladeau ont été particulièrement proches dans le passé, les deux hommes ayant notamment négocié l'entente de gestion pour l'amphithéâtre entre Québecor et la Ville, signée en 2011. 
Lors de l'annonce de la séparation de PKP et de Julie Snyder en janvier, Régis Labeaume avait usé d'humour pour qualifier la fin de l'union qu'il avait célébrée. «Me semble que j'ai fait ça correctement», avait-il lancé, disant ne pas vouloir se «mêler de leur vie privée».
La décision de Pierre Karl Péladeau a aussi attiré de la «sympathie» de la part des élus de l'opposition à l'hôtel de ville.
«Ça illustre comment c'est difficile de faire de la politique», a dit le chef de l'opposition, Paul Shoiry, élu pour la première fois comme conseiller de Sillery en 1990.
«La famille, c'est ce qu'il y a de plus important. On est très sympathiques à ce qu'il vit et on lui souhaite bonne chance pour la suite des choses», a poursuivi M. Shoiry.
Les élus de Démocratie Québec ont récemment critiqué la proximité entre Québecor et la Ville de Québec. Envisagent-ils un retour de M. Péladeau aux commandes de l'entreprise?
«Je pense qu'il va se concentrer beaucoup sur sa famille. Mais il va rebondir à un moment donné. Est-ce qu'il va retourner chez Québecor? Peut-être qu'à ce moment-là, il pourrait nous ramener une équipe de la Ligue nationale à Québec.»