Régis Labeaume et Gilles Lehouillier ont montré une image d'unité, vendredi, après une longue rencontre.

Labeaume et Lehouillier annoncent une série d'initiatives pour rapprocher les deux villes

C'est l'harmonie entre les maires de Québec et de Lévis. Après une longue rencontre vendredi, Régis Labeaume et Gilles Lehouillier ont annoncé une série d'initiatives en transport et en tourisme pour rapprocher les deux villes. Un «changement» et la fin de «l'esprit de clocher», a qualifié M. Labeaume.
«Le changement, c'est grâce à l'arrivée de Gilles Lehouillier. C'est tout. C'est simple, on pense pareil à bien des égards. On veut juste que ça fonctionne. On ne fait plus de différence. Le fleuve ne sépare plus les deux villes. On a compris tous les deux qu'on a avantage à vendre notre région. [...] C'est facile pour nous parce que c'est un réflexe normal qu'on a tous les deux. On n'a pas d'esprit de clocher. On a compris que c'est ensemble qu'on va aller plus loin», a lancé le maire de Québec.
Une pointe à l'ancienne administration de Danielle Roy Marinelli? «Non, je ne parle pas de l'ancienne administration», a-t-il simplement répondu. «En trois heures, on a peut-être fait autant qu'en quelques années pour les relations Québec-Lévis», avait-il cependant affirmé au début de son allocution.
Cette nouvelle complicité survient au lendemain d'une journée forte en rebondissements où l'un des deux maires s'est vu confirmer un investissement fédéral de 32,5 millions $ pour l'anneau de glace couvert pendant que l'autre se retrouve les mains vides pour son complexe aquatique dans Saint-Nicolas. Gilles Lehouillier est heureux pour son voisin, mais continuera d'exiger que le Fonds Chantier Canada permette le financement des infrastructures de loisir et de sport, a-t-il réitéré vendredi.
Et il pourra compter sur son nouvel allié pour défendre cette position. «On appuie Lévis pour son projet de complexe aquatique et on est prêt à le dire n'importe quand», a soutenu M. Labeaume.
Lévis dans l'étude sur le covoiturage
Vendredi, les deux maires ont trouvé plusieurs terrains d'entente. D'abord, en transport en commun, ils ont annoncé que Lévis sera plus présente dans l'élaboration de la stratégie de mobilité durable. Son maire siégera dorénavant au comité de suivi du plan de mobilité. Lévis participera aussi à l'étude sur le covoiturage que s'apprête à lancer la Ville de Québec. On arrêtera temporairement la préparation de l'appel d'offres pour intégrer la municipalité, qui participera financièrement aussi.
«On a décidé d'unir nos efforts pour travailler ensemble dans l'intérêt des usagers du transport en commun», a également indiqué Gilles Lehouillier. Les deux villes vont étudier l'harmonisation des services, des grilles tarifaires, la création d'un guichet unique pour l'achat de titres et pour le service à la clientèle, a-t-il énuméré. «Et ça peut même aller jusqu'à la mise en commun d'infrastructures opérationnelles. Alors ça vous donne une idée qu'on est vraiment prêts à franchir une étape.» Tout cela sera pesé avant qu'une décision soit prise. Pas question cependant de regrouper les deux sociétés de transport.
Tourisme imbriqué
L'équipe de vente et de marketing du Centre des congrès de Lévis se joindra à celle déjà formée par les représentants de l'Office de tourisme, du centre de foires et du Centre des congrès de Québec. «Pour qu'on puisse avoir une offre totalement Québec-Lévis pour les foires et les congrès», a indiqué le maire de Québec.
Ce dernier s'est d'ailleurs dit ravi que le quai Paquet soit converti pour accueillir des bateaux de croisière. «On va encourager ça.» Les deux pôles de la traverse se rejoindront aussi dans le plan des deux maires. Avec le nouveau parc Dalhousie et la restauration de l'ancienne gare de VIA Rail, on pense à des expositions qui se compléteraient, en collaboration avec le musée de la civilisation.
Les pistes cyclables de chaque côté du fleuve présenteront des panneaux d'interprétation qui informeront les passants sur l'histoire de la rive d'en face. «Au lieu de vendre juste Québec et juste Lévis, on va vendre la région. Ça veut dire qu'on peut étirer le séjour du touriste et on est tous gagnants», s'est enthousiasmé Régis Labeaume.