La semaine politique

Charité instantanée

Drôle de scène jeudi dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Comme tous les matins, les élus du Parti libéral sortent à la queue leu leu d’une salle pour se rendre en Chambre. Mais ils sont surpris par la présence de bénévoles portant des tuques de père Noël, qui tiennent une collecte. Certains députés donnent avec le sourire, d’autres touchent leurs poches vides, l’air contrit, et d’autres encore passent leur chemin, sous le regard des journalistes et des caméras. Cette guignolée crée un certain malaise le jour où le salaire des députés fait un retour dans l’actualité. 

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Madame «pot»

L’étude du projet de loi sur le cannabis, c’est du sérieux. La ministre de la Santé publique, Lucie Charlebois, pose plusieurs questions très précises en commission parlementaire afin d’aboutir au meilleur encadrement possible. Mais Mme Charlebois a aussi son franc-parler et se laisse parfois aller à quelques jeux de mots. Par exemple, elle a raconté que les citoyens l’appellent parfois «Madame pot» et elle a salué les représentants de l’Union des producteurs agricoles en soutenant qu’ils étaient «des potes». Pas sûr, mais bon. 

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La mise de Côté

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S’éclipser avec brio

Le député péquiste Pascal Bérubé a joué avec brio sur la patinoire de l’Assemblée nationale cet automne. Il s’est illustré plus d’une fois, éclipsant même son chef Lisée, qui pourtant a de la faconde. Cette semaine, Pascal Bérubé participait à un impromptu de presse dans le hall de l’Assemblée nationale. Soudain, on a entendu un chien japper. C’était Pepper, le grand caniche de la députée Claire Samson. Ça arrive rarement, mais tout n’allait pas pour le mieux pour M. Bérubé dans ce point de presse. Les jappements passés, il a eu cette phrase, qui lui a permis de s’éclipser de l’emprise des journalistes : «La caravane passe, les chiens aboient». La répartie est une carte maîtresse dans les enceintes parlementaires.

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Un mode d’écoute... forcé

Le député libéral fédéral de Louis--Hébert, Joël Lightbound, a été le seul élu à ne pas prendre la parole au rassemblement de dimanche dernier en faveur du chantier maritime de la Davie. Pourquoi ce silence, alors que tous les gens sur l’estrade ont eu droit à leur petit boniment? À son bureau de comté, on explique qu’à l’origine, il n’était pas prévu que tous les députés sur l’estrade prennent la parole. Le député s’en est donc tenu à ce plan, mais tous les autres ont dérogé au mot d’ordre. «On était là en mode écoute», a expliqué son adjoint. C’était sans doute préférable pour le député libéral fédéral.

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Ma parole!

«Ce n’est pas un cadeau que nous faisons […] Nous mettons fin à une iniquité qui dure depuis trop longtemps» — Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, sur la réforme de la taxe scolaire