La semaine politique

Bonjour la police!
Si vous avez échappé des petits bouts de cette histoire de fabrication de preuves par des policiers montréalais, cette semaine, difficile de vous blâmer. SQ, SPVM, BEI... Pas toujours facile à suivre. Mais, Dieu merci, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a mis à profit son grand talent de communicateur pour synthétiser l'affaire dans un résumé limpide : «Lorsque la police enquête sur la police, et d'autant plus lorsqu'une des polices a participé à l'enquête sous enquête par sa propre police...» Et la lumière fut. Plus d'excuses de ne pas s'y retrouver. Grand merci, M. Lisée.
Couper court
Le lapsus est facile à commettre. Mais il a une plus-value venant de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, au coeur de l'interminable dossier de la laïcité. Elle a expliqué cette semaine, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, qu'elle n'intégrait pas toutes les propositions du PQ à l'un de ses projets de loi. Cela parce qu'il fallait, selon elle, «circoncire» le débat. Elle voulait bien évidemment dire «circonscrire». C'est fou ce que deux petites lettres peuvent faire à un mot...
La mise de Côté
La «position Frost»
Le premier ministre Philippe Couillard a mis de côté les sentences latines cette semaine. Il s'est même un peu laissé aller, sans doute lassé par l'insistance du caquiste François Legault à lui demander d'agir pour que le Québec obtienne «sa part» d'Ottawa en transferts en santé. «Les gens à Ottawa doivent avoir les genoux qui s'entrechoquent à entendre notre collègue», a commencé par ironiser M. Couillard. Le meilleur était cependant à venir : «La fédération canadienne est largement bénéfique pour le Québec. Alors, c'est la réalité. Et je sais bien que mon collègue n'est pas capable... il dit qu'il veut que le Québec reste dans le Canada, mais il n'est pas fédéraliste. Ça, ça s'appelle la position Frost. Assis sur la clôture Frost, ça pique en tabarnouche...» Aille!
Ah, la nostalgie...
C'était mieux avant. On le sait. Le caquiste et ancien péquiste François Legault en connaît un bout sur le Parti québécois. On le sait aussi. S'ennuie-t-il parfois? Est-il un brin nostalgique? Mardi, alors que le premier ministre Couillard venait de répondre à l'une de ses questions, M. Legault a fait rire les parlementaires péquistes. Personne n'a trop compris pourquoi - M. Couillard venait de défendre les vertus du fédéralisme canadien -, mais le fait est que le chef caquiste a soudainement accusé le chef du gouvernement de sortir «des vieilles lignes du temps du PQ». Le président de l'Assemblée nationale a apaisé toute l'assemblée en laissant entendre que tous étaient sans doute nostalgiques. De quoi, au juste? Ça, on ne le sait pas. Sur le fond, qu'est-ce que la nostalgie? Le bonheur d'être triste?