La semaine politique

Le temps qui passe
Les décomptes ont la cote. Le décompte avant l'émission spéciale, avant la nouvelle année... Décompte avant ci, décompte avant ça. Le site du Courrier parlementaire, qui couvre l'actualité législative, n'est pas en reste. Ne reculant devant rien, il offre un décompte... avant les prochaines élections générales. Tout le monde se souvient que, depuis l'adoption d'une loi sur les élections à date fixe, le prochain appel aux urnes au Québec est prévu pour le 1er octobre 2018. Ou, si vous préférez, selon le cadran hypnotique, dans 920 jours, 13 heures, 46 minutes et 21 secondes, au moment d'écrire ces lignes. Tic-tac, tic-tac. Ce suspense est intenable. 
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Barrette ronge son frein
Depuis qu'il a dû s'excuser auprès de la péquiste Diane Lamarre pour avoir remis en question son intégrité, le ministre Gaétan Barrette fait son possible pour contenir ses répliques. Mais ça semble parfois lui coûter de retenir ses coups. Limite frustrant. Comme sur l'abolition du poste de Commissaire à la santé, cette semaine. Il a parlé des «questions toujours pleines d'insinuations de Mme Lamarre, qui, en passant, veut toujours avoir le respect, la décence, la politesse, mais qui formule des questions empreintes d'insinuations, de malversations, de mauvaises intentions. On ne peut pas d'un côté aller se plaindre à Tout le monde en parle et revenir avec ce ton. C'est déplorable. [...] Je ne répondrai plus aux provocations des membres de l'opposition». Tiendra-t-il le coup? Les paris sont ouverts.
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Pendant un instant
Devant les attaques du Parti québécois, le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, a dû se porter à la défense du budget de son homologue fédéral. Problème, il a laissé entendre, un court instant, que le Québec ne ferait plus partie de l'ensemble canadien à plus ou moins long terme. «Qu'est-ce qu'il y a pour le Québec dans ce budget fédéral? Tout d'abord, les transferts aux familles, ce n'est pas insignifiant. Les familles québécoises, qui, pour l'instant, sont toujours des familles canadiennes»... Oups! Et de se reprendre aussitôt, devant les rires qui fusaient : ... «et qui le seront pendant de longs siècles à venir». C'est dit. Mais, pendant un instant, le ministre a eu chaud.
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En passant par le Danemark
Mercredi, le caquiste François Legault a dit du Parti libéral du Québec qu'il est un «parti de pourris». Il a pris un malin plaisir à le répéter. Constatant le courroux de Philippe Couillard, il est revenu à la charge le lendemain en faisant cette fois appel à un grand auteur. «Hier, j'ai cité Shakespeare en disant qu'il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark. De toute évidence, le premier ministre n'aime pas Shakespeare...» Tout grand dramaturge a besoin d'un bon comédien.
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Ma parole!
«Il ne faut reculer devant aucun moyen pour combattre ce terrorisme islamiste.»
- Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault
Les mises de... Côté
Chaque semaine, découvrez une des esquisses de caricature laissées en plan par André-Philippe Côté.
L'équipe du Soleil à l'Assemblée nationale
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