La semaine politique

Pauvre François!
Le péquiste François Gendron siège à l'Assemblée nationale sans interruption depuis 1976. Ses collègues députés ont d'ailleurs célébré ses 40 ans de vie parlementaire l'an dernier. C'est vrai qu'il a vu pleuvoir et neiger. Mais le député d'Abitibi-Ouest doit-il toujours être l'objet de taquineries pour autant? Cette semaine marquait le lancement des festivités entourant le 225e anniversaire des institutions parlementaires québécoises. Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, ne pouvait rater l'occasion de taquiner son ami péquiste, qui, bien entendu, «était là» ... en 1792. Brave François!
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La mise de Côté
À 7h55 pile!
Amusant de découvrir une convocation du chef péquiste Jean-François Lisée annonçant une conférence de presse non pas à 8h (du matin), mais à 7h55 - oui, 7h55, très précisément. Amusant, car les chefs de parti, comme bien des gens - mais peut-être plus que la moyenne des ours - sont rarement à l'heure. Une convocation à 8h peut signifier un point de presse à 8h10, 8h15, etc... Alors, 7h55? Ce 55 prêtait plutôt à sourire mercredi, puisque ça n'allait pas changer grand-chose par rapport à d'habitude, se disait-on. Mais les sceptiques ont été confondus! Oui, le chef Lisée a été à l'heure. Mais pourquoi 7h55? Pour permettre au client suivant, le chef caquiste, François Legault, de se présenter devant les journalistes moins «tard» que d'habitude. À défaut de convergence, on s'accommode.
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Le déculotteur déculotté
Il était fier, le chef caquiste François Legault, mercredi dernier. Il avait prolongé d'une journée la controverse sur Bombardier en comparant le salaire du président du c.a., Pierre Beaudoin, à ceux de ses homologues chez Boeing et Airbus. M. Beaudoin gagnait dix fois plus qu'eux, a prétendu M. Legault. En point de presse, il pavanait. «Le premier ministre a été déculotté», s'est-il vanté. Or, dès le lendemain, la CAQ a dû admettre avoir fait une erreur. Elle a confondu le président du c.a. de Boeing, qui est aussi PDG, avec un simple administrateur. Même si la CAQ maintient que sa comparaison tient la route avec Airbus, elle a donné l'occasion aux libéraux d'attaquer son «manque de rigueur et de fiabilité». Pour M. Legault, qui aime bien traiter le premier ministre de «touriste» et de «pee-wee», disons que ça écorche un peu. 
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Ma parole!
«En laissant ces hausses de salaire, le gouvernement envoie le pire signal possible aux travailleurs congédiés de Bombardier, aux travailleurs sacrifiés d'Aveos. [...] Le gouvernement défend les grands patrons qui vous ont mis à la porte.» 
- Le député péquiste Alain Therrien
Plus fort que lui
Personne ne peut prédire quand vous allez l'attraper. Et une fois infecté, c'est contagieux. Il n'est pas question ici de la grippe saisonnière. Mais bien du fou rire. Le ministre des Finances, Carlos Leitao, s'est pointé devant les journalistes pour répondre à des questions au sujet des hydrocarbures sur Anticosti. Il était incapable de parler. «Excusez-moi, j'ai le fou rire», a-t-il confessé. Le reste était écrit dans le ciel. Plus le ministre essayait de reprendre son sérieux, plus ça faisait rire les gens autour, avec un effet boomerang sur le ministre. «C'est mal parti cette affaire-là», a laissé tombé le ministre après une grande inspiration. Il a fini par s'en sortir.