La semaine politique

Au paradis
Au plus fort de la controverse sur le déversement d'eaux usées dans le Saint-Laurent, les journalistes ont tenté d'obtenir des commentaires du ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis. Au fil de sa carrière, le député libéral de Brome-Missisquoi a aussi été ministre de l'Environnement. Mais il n'avait aucune envie de mettre le gros orteil dans la controverse de l'heure. «Comme ancien ministre de l'Environnement, je sais que j'ai été promu à l'Agriculture», a-t-il lancé avant de tourner les talons. Le bonheur est peut-être bien dans le pré, finalement.
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On recommence
Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a confessé un «lapsus» après avoir dit à trois reprises en chambre que l'alimentation en eau potable à Montréal serait menacée si le déversement controversé dans le Saint-Laurent n'avait pas lieu. Il voulait parler de l'alimentation en eaux usées. Au lendemain de la bourde médiatisée, son vis-à-vis en chambre, le péquiste Mathieu Traversy, a interpellé le ministre. «Ça fait des semaines que nous demandons...» a-t-il commencé, avant de se reprendre, «ça fait une semaine, en fait, que nous demandons...» Le ministre Heurtel a pris la balle au bond. «Loin de moi l'idée de reprocher au député de Terrebonne un petit lapsus», lui a-t-il répliqué en rigolant.
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De Hawkesbury à Vancouver
Lundi, le député péquiste André Villeneuve a dénoncé les conséquences de l'accord de Partenariat transpacifique pour les producteurs de lait, de volaille et d'oeufs - ceux opérant «sous le système de la gestion de l'offre». «Un Québec indépendant aurait parlé en son propre nom à la table de négociation et établi lui-même ses priorités», a assené le député. Le ministre Jacques Daoust ne s'est pas fait prier. Sourire accroché aux lèvres, il a lancé : «Si le Québec était un pays, on n'en ferait même pas partie parce que notre accès à la côte du Pacifique n'est pas tout à fait grand. Vous savez, il faudrait qu'on ait une plage qui parte de Hawkesbury, puis qui se rende jusqu'à Vancouver pour être admissible au Partenariat transpacifique.»
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Au fond du cerveau
Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a refusé de répondre à une question portant sur le coût précis d'un «frais accessoire». Sa réponse : «Ça va rester dans l'éther de mon cerveau.» Le Petit Larousse, celui de 1990, donne les définitions suivantes au mot éther : 1) Fluide subtil qui, selon les anciens, emplissait les espaces situés au-delà de l'atmosphère;  2) Fluide hypothétique, impondérable, élastique dans lequel les ondes lumineuses étaient censées se propager. Le mot peut aussi être associé à l'air et au ciel.
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L'équipe du Soleil à l'Assemblée nationale
Jean-Marc Salvet, chef de bureau
Gilbert Lavoie
Simon Boivin
Michel Corbeil