La semaine politique

Mieux vaut en rire
Le député de Jean-Lesage, André Drolet, a appris à en rire. Il a lui-même fait référence cette semaine à l'épisode de sa carrière politique qui lui a apporté le plus de visibilité, mais pas celle recherchée. Il parlait des retombées de l'aménagement, autour du nouvel amphithéâtre, de la Place Jean-Béliveau. «Et vous savez que moi, Jean Béliveau, je l'ai bien connu», a lancé M. Drolet en boutade en étude des crédits de la Capitale-Nationale. Une référence à sa confusion de souvenirs lors du décès du joueur de hockey lorsqu'il avait dit se rappeler l'avoir vu jouer au Colisée... avant sa propre naissance. Ironique de penser qu'il aura dans sa circonscription un rappel permanent de la bourde qui a déclenché une déferlante sur Twitter et lui a valu son mot-clic : #andredroletfacts
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La mise de Côté
Le code Khadir
Comme plusieurs, Amir Khadir reçoit souvent des cravates en cadeau. Il en a maintenant assez même pour développer une forme de langage bien à lui. Prêtez attention. Par exemple, quand il veut être solennel, il met la cravate que lui a offerte le président de l'Assemblée nationale. Cette semaine, alors que les patrons de l'UPAC et de la SQ défilaient devant les parlementaires, il a choisi celle avec... plein de petits cochons. Rien à voir avec l'épithète peu flatteuse que certains accolent aux représentants de l'ordre, nous assure-t-on. Mais M. Khadir met cette cravate lorsqu'il trouve qu'une affaire ne sent pas bon. Québec solidaire n'avait pas de temps de parole pour poser des questions en commission parlementaire. Tant pis. Quand M. Khadir est obligé d'avoir sa langue dans sa poche, il a quand même sa cravate dans le cou.
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La manière Lucky Luke
La présentation de motions à l'Assemblée nationale relève bien souvent de pures tactiques. Les partis d'opposition connaissent en effet d'avance la réponse que fournira le gouvernement. Ce qui leur permet d'écrire leurs communiqués de presse dénonçant la réponse gouvernementale bien avant qu'ils ne posent eux-mêmes leurs questions. Le défi est alors de faire attention de ne pas transmettre le communiqué... avant que le gouvernement ait répondu. C'est la moindre des choses. Un peu plus, cette semaine, et la CAQ tirait trop vite. Un de ses communiqués pourfendant une réponse gouvernementale, et long d'une page, est tombé moins de cinq secondes après ladite réponse. Si les scénarios peuvent s'écrire d'avance, c'est que les surprises ne sont pas si fréquentes à l'Assemblée nationale, même si tout y fait beaucoup de bruit.
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Ma parole!
Martin Coiteux
«Ils sont dans les vieilles nouvelles que tout le monde connaissait déjà. On est passé à une autre époque.»
- Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, à propos des questions des partis d'opposition sur le financement du Parti libéral du Québec
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Juste un peu de gris
Lors de sa présidence, Barack Obama s'est mis à grisonner rapidement. Les responsabilités politiques et autres provoquent-elles ce changement? L'âge, oui, mais les responsabilités, la pression? Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, ne s'est pas comparé à Barack Obama cette semaine, mais il a remarqué que ses cheveux à lui aussi... grisonnaient un peu. Il l'a remarqué en se voyant à la télévision. C'est ce qu'il a dit en badinant devant un groupe de journalistes faisant le pied de grue devant une salle de réunion politique à l'Assemblée nationale. Qu'il se rassure : il n'est pas seul dans cette situation à l'Assemblée nationale et ailleurs.