La semaine politique

Les points sur les i
Le 1er septembre 2015, le commissaire à l'éthique et à la déontologie, Jacques Saint-Laurent, a informé l'Assemblée nationale qu'il ne souhaitait pas solliciter un autre mandat. Son départ devait avoir lieu en janvier 2016. Depuis, il est toujours en poste. C'est que les partis politiques à l'Assemblée nationale ne sont pas parvenus à s'entendre sur l'identité de son successeur. N'empêche que M. Saint-Laurent commence à en avoir assez. Il a informé cette semaine les intéressés qu'ils devaient s'entendre, car lui, successeur ou pas, mettra un terme à son mandat le 30 septembre prochain. Le message aux élus est clair.
***
Penser à soi
On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, dit l'adage. Au Parti québécois, on le sait. À preuve, ce titre coiffant un communiqué de presse envoyé cette semaine : «Lutte contre les changements climatiques - Le Parti Québécois sur les traces d'Al Gore!». Si, si, et avec le point d'exclamation qu'il faut! Il faut bien appuyer sur le fait, non? Le fait? Quel fait? C'est que le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a été invité par la section canadienne du Climate Reality Project à sa «formation d'ambassadeurs du climat, à Denver, au Colorado». Or, le programme de formation du Climate Reality Project est une initiative de l'ancien vice-président des États-Unis, Al Gore. Sur les traces de... donc.
***
Ma parole!
«Le droit de négociation et de grève, ce n'est pas infini.» 
- Pierre Moreau (à droite sur la photo ci-dessus), parrain de la loi spéciale qui a forcé la  fin d'un débrayage de quatre mois des juristes de l'État
***
Les réflexes de Blais
Les premiers pas de François Blais à titre de ministre de la capitale ont été laborieux, selon plusieurs. L'appel du maire de Québec en faveur d'un retour de Sam Hamad a dû être particulièrement douloureux. Mais, depuis un certain temps, M. Blais semble avoir trouvé ses repères. Même Régis Labeaume a encensé son travail dans la lutte à la congestion routière, parlant de lui comme d'un «allié». «Il a appuyé la Ville totalement là-dedans puis je le remercie», a dit M. Labeaume. Cette semaine, le ministre Blais a montré des réflexes plus aiguisés que son collègue Gaétan Barrette en demandant le retour du crucifix à l'hôpital du Saint-Sacrement 24 heures avant lui. L'universitaire semble avoir fait ses devoirs.
***
La mise de Côté
***
Babel en Ottawa?
Le député péquiste de Verchères, Stéphane Bergeron, n'y est pas allé de main morte dans un gazouillis sur les opposants au statut de ville bilingue à Ottawa : «Que les anglos cessent de geindre et fassent ce que les francos ont fait : apprendre l'autre langue». Des anglophones frustrés par leurs difficultés à progresser dans la fonction publique parce qu'ils ne sont pas bilingues dénoncent un «plafond francophone».  Mais, à la lecture du reportage de Radio-Canada, on comprend qu'il n'y a pas que l'éternelle question des peuples fondateurs qui est en cause à Ottawa. «Il y a plus de Chinois que de francophones» dans le quartier de la conseillère de Kanata-Nord, Marianne Wilkinson, qui ne croit pas qu'il faille hausser le niveau de services en français dans la ville. Un projet qui prend des allures de tour de Babel.