Dans le cadre d'une entente provisoire, en février 2014, le Canada, les États-Unis, la Russie, le Danemark et la Norvège avaient convenu qu'il était nécessaire de protéger l'océan Arctique au-delà de leurs limites territoriales respectives.

La Russie réclame plus d'un million de km2 dans l'Arctique

La Russie a soumis aux Nations unies de vastes revendications territoriales dans l'Arctique, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
Le ministère a précisé par voie de communiqué que Moscou réclame 1,2 million de kilomètres carrés de plateau continental arctique, s'étirant à 650 kilomètres des côtes.
Le Canada, les États-Unis, la Russie, le Danemark et la Norvège tentent tous d'asseoir leur juridiction dans l'Arctique, une région qui pourrait contenir jusqu'à 25 % des réserves non découvertes en hydrocarbures de la planète. La fonte de la glace arctique intensifie la rivalité.
La Russie avait été la première à présenter ses revendications en 2002, mais l'ONU avait jugé le dossier incomplet et l'avait renvoyé à Moscou.
Le ministère affirme que la nouvelle version contient «amplement» de données scientifiques récoltées au fil des dernières années.
La Russie s'attend à ce que la Commission des limites du plateau continental de l'ONU commence à étudier sa soumission cet automne, ajoute le ministère.
En 2007, lors d'une revendication territoriale symbolique, Moscou avait envoyé un sous-marin déposer un drapeau russe sur le fond de l'océan Arctique. Moscou a depuis entrepris de rehausser considérablement sa présence militaire dans la région.