Les groupes communautaires de Québec et de la Chaudière-Appalaches, rassemblés sous le Regroupement d'éducation populaire en action communautaire (REPAC), ont placé des banderoles contre le projet de loi à l'heure de pointe matinale. «Non au travail forcé à l'aide sociale», pouvait-on lire sur l'une d'elles.

La réforme Hamad de l'aide sociale dénoncée à Québec

Les opposants au projet de loi 70 piloté par le ministre Sam Hamad se font voir et entendre mercredi. Ils dénoncent les mesures «d'employabilité obligatoires» et les pénalités qui y sont assorties pour les personnes qui font une première demande d'aide sociale, mais considérées aptes à l'emploi.
Les groupes communautaires de Québec et de la Chaudière-Appalaches (REPAC), rassemblés sous le Regroupement d'éducation populaire en action communautaire, ont placé des banderoles contre le projet de loi à l'heure de pointe matinale. «Non au travail forcé à l'aide sociale», pouvait-on lire sur l'une d'elles. Cette opération coïncide avec le début des pourparlers sur le projet de loi en commission parlementaire.
Selon le REPAC, la stratégie d'intégration à l'emploi proposée par le ministre du Travail de l'Emploi et de la Solidarité sociale, est contreproductive. «Les expériences passées démontrent l'inefficacité de telles mesures», peut-on lire dans un communiqué émis mercredi matin.
«Les personnes vulnérables qui font une première demande d'aide sociale ont besoin de support et de temps pour reprendre le contrôle de leur vie. En leur forçant la main et en les appauvrissant davantage, le ministre Hamad risque surtout d'aggraver la situation en les jetant littéralement à la rue.»
Une manifestation a eu lieu devant l'Assemblée nationale.