Le premier ministre Philippe Couillard a indiqué jeudi son intention de mettre sur pied d'abord une commission parlementaire sur le sujet, de manière à situer le débat au-delà du cas précis du député péquiste Pierre Karl Péladeau.

La motion de la CAQ acceptée majoritairement par les députés

Les députés de l'Assemblée nationale ont majoritairement décidé d'étendre les dispositions du code d'éthique pour empêcher un député de contrôler une entreprise médiatique.
Les caquistes ont ainsi obtenu l'appui des libéraux et des trois députés de Québec solidaire, tandis que les péquistes ont voté contre.
Le député péquiste Jean-François Lisée, qui a pourtant invité son collègue Pierre Karl Péladeau à se départir de ses actifs s'il souhaite demeurer en politique, a également voté contre la motion de la Coalition avenir Québec.
Au total, 84 députés ont voté en faveur, tandis que 22, tous péquistes, ont voté contre.
Le premier ministre Philippe Couillard a indiqué jeudi son intention de mettre sur pied d'abord une commission parlementaire sur le sujet, de manière à situer le débat au-delà du cas précis du député péquiste Pierre Karl Péladeau, actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor. M. Couillard vise une solution politique, mais il n'écarte pas la possibilité de légiférer.
Le chef intérimaire péquiste Stéphane Bédard a affirmé que les péquistes s'opposeront à toute modification du code d'éthique concernant le débat actuel suscité par le cas de M. Péladeau.