Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy.

La ministre Charbonneau «discrédite» les CPE, déplore le PQ

La ministre de la Famille «discrédite» le réseau des centres de la petite enfance (CPE) pour «encourager la prolifération de garderies privées au Québec», selon le Parti québécois.
Le porte-parole péquiste en matière de famille, Mathieu Traversy, digère mal une déclaration faite par la ministre Francine Charbonneau au Soleil, jeudi. Interrogée sur les inquiétudes de l'Association québécoise des CPE face au transfert d'enfants vers les garderies commerciales non subventionnées depuis la modulation des tarifs, Mme Charbonneau a soutenu que «les normes sont les mêmes» dans les deux réseaux. «Pour nous, c'est la même chose», a-t-elle indiqué. 
«Ça discrédite d'une façon assez claire le réseau public dont elle est la ministre titulaire, dénonce M. Traversy. Il y a une énorme différence.»
Le député de Terrebonne insiste sur différentes études qui démontrent que la qualité des services est supérieure dans les CPE et ajoute que le programme éducatif contribue au développement des enfants. Il insiste sur la plus grande proportion de plaintes de parents envers des garderies commerciales non subventionnées. Le député rappelle aussi que des garderies privées non subventionnées ont récemment fait la manchette avec des cas d'abus et de négligence. «Mettre l'ensemble du réseau dans le même panier, c'est tourner les coins rond pas à peu près», a indiqué M. Traversy. 
Un point de vue partagé par la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David. Elle soutient aussi que la qualité est «de loin supérieure» dans les CPE, notamment en raison de la formation des éducatrices. «Il est désolant que votre gouvernement ait choisi son camp, celui des garderies commerciales», a indiqué Mme David. 
Elle déplore que la nouvelle tarification et les crédits d'impôt octroyés pour les garderies commerciales freinent le développement du réseau des CPE. «Quelle erreur», affirme-t-elle.