Des enquêteurs de la SQ prennent des photos de la scène à Saint-Jean-sur-le-Richelieu où deux militaires ont été heurtés par un radical islamiste au volant d'un véhicule, lundi soir. Un militaire est décédé.

La menace terroriste bien réelle, dit un militaire

Les citoyens québécois doivent comprendre la menace que représentent les loups solitaires, à la suite du décès de l'adjudant Patrice Vincent survenu à Saint-Jean-sur-Richelieu, affirme un militaire de la base de Valcartier.
En entrevue avec Le Soleil, notre interlocuteur s'est dit peiné pour les proches du militaire qui a été heurté à mort par une voiture conduite par Martin Couture-Rouleau, un Québécois radical qui s'était converti à l'islam. Le soldat a accepté de nous parler, mais avec la promesse qu'on ne dévoilerait pas son identité.
«Je le connais pas, mais on faisait partie de la même famille en quelque sorte, les Forces canadiennes, a-t-il affirmé. Les gens doivent bien saisir la gravité de ce triste événement. La menace terroriste existe bel et bien. Elle peut provenir de n'importe où et elle peut survenir n'importe quand. Ce n'est pas parce qu'on vit au Québec qu'on ne peut pas être visé.»
Valcartier: plus de sécurité
Un autre soldat a expliqué au Soleil que la sécurité à tous les accès de la base de Valcartier a été augmentée d'un cran au cours de la journée de mardi, en raison de cette terrible histoire. À l'aide de courriels envoyés à l'interne, les soldats ont reçu l'ordre de parler le moins possible aux journalistes venus aux abords de la base de Valcartier afin de les questionner.
«Dès qu'il y a des événements qui prennent beaucoup de place dans les médias, on nous dit comment se comporter avec les journalistes, a ajouté cet autre soldat, sous le couvert de l'anonymat. Cette fois-ci, on nous a demandé de ne pas émettre d'opinion sur ce qui s'est passé à Saint-Jean, de présenter nos condoléances à la famille du soldat décédé.»
Le Soleil a posé des questions à l'armée sur le niveau de sécurité des bases à la suite de cette tragédie, mais personne du département des communications à Ottawa ne nous avait rappelés, mardi soir.