Diane Lebouthillier a prêté serment mercredi officialisant ainsi son entrée au Parlement en tant que ministre du Revenu national.

La Gaspésie se réjouit de la nomination de Diane Lebouthillier

La nouvelle ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, a commencé sa carrière publique en 2010, en gagnant les élections à la préfecture de la MRC du Rocher-Percé, qui couvre le territoire entre Percé et Port-Daniel-Gascons.
Elle a quitté ses fonctions de préfète le 30 octobre, 11 jours après les élections. Avant 2010, elle avait travaillé lors des deux ans précédents pour le député de Gaspé à l'Assemblée nationale, le regretté Georges Mamelonet, à son bureau de circonscription de Percé.
Née le 5 février 1959, élevée à Newport, maintenant un arrondissement de Chandler, et travailleuse sociale de formation, Mme Lebouthillier avait passé 25 ans dans le domaine de la santé avant son séjour pour M. Mamelonet. Elle avait notamment oeuvré auprès de personnes éprouvant des problèmes d'alcool et de drogue. Elle n'est pas bilingue.
Attentes
Mario Grenier, directeur de la MRC du Rocher-Percé, la connaît «depuis toujours. Nous avons fait nos études primaires et secondaires ensemble, à Newport et à Chandler». Elle était déjà «déterminée [...] Je ne pensais jamais vivre cette réalité dans la MRC, une femme ministre, venant d'ici», dit-il à propos de la première Gaspésienne députée fédérale.
Les cinq ans passés à travailler avec Mme Lebouthillier n'empêchent pas M. Grenier d'avoir des attentes. «Il faut privilégier les infrastructures touristiques, comme la promenade [malmenée par les tempêtes] et le quai de Percé [à refaire]. Il faut absolument améliorer nos infrastructures de transport, l'aéroport [...] ramener le train et miser sur le quai [commercial] de Chandler, pour briser notre éloignement. On compte aussi sur elle pour [l'implantation] d'autres modèles de développement.»
Le maire de Percé, André Boudreau, qui a été préfet suppléant durant la campagne électorale et qui l'est toujours, se réjouit aussi de la nomination.
«On est heureux pour elle, de vivre cette expérience, d'aller aussi loin, et pour la région, c'est de toute beauté. C'est sûr qu'elle ne pourra pas faire de miracles mais on aura une oreille pour se faire entendre», dit M. Boudreau.
S'il voit sa promenade de Percé comme une priorité, M. Boudreau voit en Mme Lebouthillier une personne «qui a suivi les dossiers [...], qui verra les besoins en développement, mais aussi les besoins de la population, comme l'amélioration de l'assurance-emploi et des avantages fiscaux».
Mère de trois enfants, Diane Lebouthillier exploite avec son conjoint, le psychiatre à la retraite Jacques Saint-Hilaire, la Ferme du petit moulin, sept chalets situés à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, village voisin de Percé. Mercredi, à Newport, le nom de Mme Lebouthillier était sur toutes les lèvres.
Le dernier ministre fédéral gaspésien avait été le député libéral de ce qui s'appelait alors Bonaventure-Îles-de-la-Madeleine, Rémi Bujold. Il fut ministre d'État au Développement régional sous John Turner, du 30 juin au 16 septembre 1984.  Avec la collaboration spéciale d'André Bécu