Ayant la ferme intention de reprendre son fief perdu en 2011, la bloquiste Christiane Gagnon assure qu’elle a l’énergie pour faire une campagne active et un mandat de quatre ans si elle est élue.

La flamme politique ravivée de Christiane Gagnon

Députée fédérale de la circonscription de Québec pendant 18 ans, Christiane Gagnon a la ferme intention de reprendre son fief perdu en 2011. La bloquiste dit avoir rallumé sa flamme politique notamment parce que plusieurs projets de la région de Québec n’ont pas bougé.

«Quand je regarde la peinture du pont de Québec, c’est pas encore réglé. C’est comme un retour dans le temps pour moi. On se croirait en 1993!» lance-t-elle en entrevue au Soleil depuis New York, où elle participe à un événement de jazz.

La femme de 71 ans n’aime pas dire qu’elle est à la retraite. «J’ai jamais arrêté. La retraite pour moi, c’est comme un second souffle pour mener à terme des projets qui me tiennent à cœur», explique-t-elle. 

Mme Gagnon assure qu’elle a l’énergie pour faire une campagne active et un mandat de quatre ans si elle est élue. «Je sais en toute lucidité dans quoi je m’embarque. J’ai pas de petits-enfants, alors j’ai du temps à consacrer pour défendre la région de Québec.»

Christiane Gagnon avait déjà ouvert la porte à un retour en politique en 2015, avant de passer son tour, évoquant des raisons politiques et personnelles. «J’ai pris un bon temps de repos par rapport à la politique. Quand on revient, on se sent bien. C’est comme si la passion du début revenait.»

Changement de chef

Le fait que le Bloc québécois soit maintenant dirigé par Yves-François Blanchet a aussi pesé fort dans la balance. «Il a du leadership, il est capable de monter une bonne équipe autour de lui. Il va y avoir un retour au Bloc québécois cette année, j’en suis certaine. Reste à savoir de quelle ampleur.»

Mme Gagnon croit que le Bloc est le parti «le mieux positionné» pour représenter les consensus des citoyens de Québec, que ce soit en environnement ou sur la question de la laïcité. Le fait qu’un gouvernement de la Coalition avenir Québec soit au pouvoir et qu’il ait dressé une série de dossiers à négocier avec Ottawa favoriserait aussi son parti. «Qu’on soit nationaliste ou indépendantiste, il reste qu’il y a une espèce de charge à faire à Ottawa. Il y a une frustration devant le fait qu’on est toujours devant un cul-de-sac.»

Christiane Gagnon ne craint pas d’affronter le député et ministre libéral sortant Jean-Yves Duclos. «Je dirais que depuis quatre ans, on l’a pas beaucoup entendu sur certains dossiers où il aurait dû mettre son poids politique au sein du cabinet Trudeau», lance-t-elle, pensant notamment à la fameuse peinture du pont de Québec. 

Dans Québec, le Parti conservateur présente quant à lui Bianca Boutin, une jeune mère de famille qui était jusqu’à tout récemment attachée de presse au Parti libéral du Québec.