La méfiance n'a pas de frontières. Il faut s'attendre à ce que Dominique Poirier (photo) et Stéphane Paquet soient rappelés de leurs délégations de New York et Londres. Cela devrait attendre l'automne, toutefois.

La déléguée générale à New York Dominique Poirier limogée

Dominique Poirier, nommée sous le gouvernement péquiste de Pauline Marois, perd son poste de déléguée générale du Québec à New York pour se retrouver en prêt de service à Montréal.
Le ministère des Relations internationales compte ainsi un poste budgétaire supplémentaire. Selon les informations obtenues, Québec continuera d'assumer le salaire de Mme Poirier, désormais commissaire aux affaires internationales de la Ville de Montréal.
Le Conseil des ministres de Philippe Couillard a profité de sa séance de travail pour désigner Jean-Claude Lauzon à la fonction de délégué général dans la métropole américaine. Il aura droit à la même rémunération, environ 175 000 $.
C'était d'ailleurs le montant que touchait André Boisclair. L'ex-chef du PQ avait aussi été nommé à la tête de la délégation new-yorkaise par Pauline Marois. Il en avait démissionné pour se concentrer sur une poursuite en diffamation contre l'ex-député de la Coalition avenir Québec, Jacques Duchesneau.
Entente de trois ans
Dominique Poirier est une ex-journaliste de Radio-Canada. Après avoir quitté la société d'État, elle a notamment eu droit à un contrat pour animer les débats de la course à la direction du Parti libéral du Québec, course qui s'est terminée par l'élection de Philippe Couillard comme chef.
Selon les Relations internationales, l'entente contractuelle de Dominique Poirier comme déléguée générale est d'une durée de trois ans. Il se terminerait en 2016.
Jean-Claude Lauzon a un «profil exceptionnel» dans le domaine économique, a soutenu un membre du gouvernement Couillard. Ce psychologue en relations industrielles a oeuvré dans des postes de direction de grandes firmes, comme Korn/Ferry et Ernst & Young.