Il n’est pas dans les pratiques de la CSQ de se positionner pour un parti pendant la campagne, a indiqué Louise Chabot, présidente de la CSQ. Il lui est cependant arrivé de militer contre l’élection d’un parti en particulier.

La CSQ promet d’être active sur le front électoral en 2018

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) promet d’être toujours active en cette année électorale, même si elle n’est pas en période de négociation.

En conférence de presse dimanche matin, la centrale syndicale a prévenu tous les partis politiques qu’elle «surveillerait» leurs engagements et qu’elle les interpellerait sur le développement des services publics, les lois sur le travail et les inégalités sociales.

Il n’est pas dans les pratiques de la CSQ de se positionner pour un parti pendant la campagne, a indiqué Louise Chabot, présidente de la CSQ. Il lui est cependant arrivé de militer contre l’élection d’un parti en particulier.

«Nos stratégies électorales, on a commencé à en débattre un peu avant les Fêtes avec notre instance, on va continuer. Mais une chose est claire : on va bien identifier les enjeux sur lesquels on souhaite que les candidats s’engagent, tous partis confondus», déclare Louise Chabot, présidente de la CSQ.

«On a l’intention de mettre de l’avant des enjeux auxquels ils devront trouver des réponses. C’est sur cette base-là qu’on va inviter nos membres à voter largement.»

La centrale syndicale semble toutefois avoir un préjugé défavorable à l’égard du gouvernement libéral au pouvoir depuis près de quatre ans, qui selon elle a un «biais flagrant en faveur du privé». Elle l’accuse aussi d’avoir «agi en illusionniste» en disant aux Québécois qu’il y a une crise des finances publiques.

«On n’en veut plus d’un gouvernement qui va nous imposer des sacrifices insensés pendant les trois quarts de son mandat, alors que durant la dernière année, il sort de son chapeau magique, des lapins à coups de milliards de dollars», a déploré Mme Chabot.

Réforme des normes de travail

La CSQ exhorte par ailleurs le gouvernement Couillard à mettre en œuvre la réforme des normes du travail qui aurait été repoussée au mois de février ou mars, selon les informations du Soleil.

D’après la CSQ, cette réforme devrait inclure notamment la hausse du salaire minimum à 15 $ de l’heure, une semaine de vacances supplémentaire, ainsi que l’abolition des clauses de disparité de traitement (clauses orphelin).


On n’en veut plus d’un gouvernement qui va nous imposer des sacrifices insensés pendant les trois quarts de son mandat, alors que durant la dernière année, il sort de son chapeau magique, des lapins à coups de milliards de dollars
Louise Chabot, présidente de la CSQ

Selon certaines informations qui ont filtré dans les médias, le gouvernement Couillard serait ouvert à donner plus de vacances payées aux travailleurs et à éliminer les causes de disparité de traitement.

Quant au 15 $ de l’heure, le gouvernement du Québec semble avoir fermé la porte lorsqu’il avait annoncé une augmentation progressive du salaire minimum, qui passera à 12,45 $ en 2020.

«Moi, mon analyse ce matin, c’est qu’on ne va pas à 15 $ maintenant, on ne va pas à 15 $ la semaine prochaine. On va être à 15 $ quand le salaire moyen au Québec sera à 30 $», avait déclaré la ministre du Travail, Dominique Vien, il y a un an.