La sénatrice Josée Verner

La conseillère en éthique défend Josée Verner

La conseillère en éthique du Sénat, Lyse Ricard, assure que la sénatrice Josée Verner n'a commis aucun manquement en lien avec des contrats fédéraux décrochés par l'entreprise de son mari.
Le cas de l'ex-ministre conservatrice de la région de Québec a été soulevé mercredi par le Globe and Mail, qui soutient qu'elle a dérogé aux règles d'éthique du Sénat. 
Le quotidien suggère que Mme Verner a trop tardé à déclarer que la firme de son mari Marc Lacroix, LXB Communication Marketing, a remporté des appels d'offres fédéraux.  
«La sénatrice s'est conformée au Code régissant les conflits d'intérêts des sénateurs à propos de ses déclarations et n'a pas manqué à ses obligations», a précisé par courriel Louise Dalphy, porte-parole du Bureau de la conseillère sénatoriale en éthique. Sans plus de détails. Le Bureau s'était jusqu'ici refusé à commenter le cas particulier de Mme Verner.
La sénatrice Verner s'est également défendue de tout faux pas éthique de sa part dans un courriel au Soleil, mercredi. «Depuis 2006, tant dans mes fonctions antérieures de ministre que dans mes fonctions actuelles de sénatrice, je me suis conformée aux règles en vigueur en matière d'éthique», a-t-elle fait savoir. Elle n'était pas disponible pour une entrevue en raison de son «agenda». 
Dans son article, le Globe relate que LXB fait partie d'un consortium qui a obtenu deux contrats totalisant près de 1 million $ en 2010 et en 2012. La firme est en droit de soumissionner pour ces appels d'offres. Selon le quotidien, Mme Verner aurait attendu plus longtemps qu'autorisé par son code pour en faire la déclaration. 
Le Globe s'est aussi intéressé à l'actionnaire principal de LXB, la corporation Maxélie, une fiducie familiale dont M. Lacroix est président et dont Mme Verner est l'une des «nombreux bénéficiaires». La sénatrice a assuré au quotidien qu'elle ne touche aucun revenu de la fiducie familiale depuis 2006, moment où elle a été élue. Elle a aussi contesté que cette fiducie détienne des parts dans LXB, comme l'indique le registre des entreprises. 
Il ne s'agit pas de la première fois où les affaires de M. Lacroix forcent sa femme à réagir publiquement. En 2007, Mme Verner, alors ministre du Patrimoine, a dû répondre d'une campagne de publicité négative de la station CHOI-FM dirigée vers les Fêtes du 400e, conçue par LXB Communication Marketing. La publicité intitulée «Le 400e, c'est malade» montrait le dessin d'un personnage en train de vomir. 
«Mon mari est un grand garçon, s'était-elle défendue. Moi, je suis une grande fille. On est en 2007. Il a sa carrière, j'ai la mienne.»