Dans son budget déposé en juin, Carlos Leitao a prévu que «31 300 emplois seront créés en 2014». Le Québec en a plutôt perdu 21 000 depuis le début de l'année.

La cible de création d'emplois ne sera pas atteinte, reconnaît Leitão

Le ministre des Finances, Carlos Leitão, admet que la création d'emplois cette année au Québec ne sera pas à la hauteur de ce qu'il avait prévu.
En juin dernier, lors de la présentation du budget 2014-2015 de l'État québécois, le gouvernement de Philippe Couillard disait viser la création de 31300 emplois durant l'année 2014. La prévision devra être revue à la baisse.
«Évidemment, nous sommes rendus au mois de septembre, et c'est fort probable que, pour l'année 2014, ces prévisions-là ne se matérialisent pas», a reconnu Carlos Leitão, ce matin, au Salon bleu de l'Assemblée nationale.
Le chef caquiste, François Legault, se désole sans être surpris par l'aveu du ministre. C'est qu'il s'est perdu quelque 21000 emplois depuis le début de l'année au Québec.
M. Legault relève que pour atteindre la cible prévue au budget, il faudrait créer 52300 emplois d'ici le 31 décembre, ce qui est impossible.
Le ministre «s'est beaucoup trompé», laisse-t-il tomber. Il réclame donc des «mesures costaudes» pour stimuler l'économie québécoise.
«La vérité est que le Parti libéral n'avait pas de plan de relance économique. Six mois après son élection, il n'a toujours pas de plan économique, puis on continue de perdre des emplois au Québec. Est-ce que le ministre des Finances peut au moins admettre une chose ? La hausse des tarifs d'électricité et des taxes scolaires, ça réduit le pouvoir d'achat des Québécois et ça nuit à la reprise économique.»
Carlos Leitão demande encore un peu de patience. «Notre plan budgétaire tient la route, assure-t-il. L'emploi est décevant, sans doute, mais, avec une reprise de l'économie, l'emploi finira par se matérialiser lui aussi.»
Il voit des signes positifs dans les indicateurs ayant trait aux dépenses de consommation, aux exportations, ainsi qu'en ce qui concerne les investissements des entreprises du secteur privé.