Le chef péquiste, Jean-François Lisée (à droite), félicite François Gendron pour ses 40 ans de vie parlementaire.

La CAQ, un «Parti libéral» bis, dit Lisée

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, a renvoyé les libéraux et les caquistes dos à dos en ce 15 novembre 2016, jour du 40e anniversaire de l'élection du premier gouvernement de René Lévesque.
Les caquistes «sont devenus Canadiens, a lancé M. Lisée. Ils sont fiers d'être Canadiens». Pour eux, «il n'est plus question de sortir du Canada à aucun moment». Avec François Legault, «on sera dans le Canada forever».
Pour mieux marteler son message, le chef péquiste a mis en exergue deux éléments ayant émergé de la réunion tenue par la Coalition avenir Québec le week-end dernier, soit le «nationalisme québécois au sein du Canada» et le développement d'une nouvelle Baie-James. «Ça me fait penser à un parti ça... Ça me fait penser au Parti libéral du Québec.»
En point de presse, il a par ailleurs reproché à la CAQ de refuser de soumettre les entreprises de 25 à 50 employés à la Charte de la langue française. «Ça me fait penser à quelqu'un ça... au Parti libéral», a encore ajouté M. Lisée.
À la Coalition avenir Québec, on indique que le chef péquiste s'en prend à elle tout simplement parce qu'il la craint. 
Plus tard en journée, au Salon bleu de l'Assemblée nationale, évoquant l'élection du gouvernement de René Lévesque, le chef péquiste a soutenu que le gouvernement de Philippe Couillard participe au «déclin» du fait français au Québec.
Dans la circonscription du libéral Jean-Marc Fournier, celle de Saint-Laurent, avec la Société Saint-Jean-Baptiste, le Parti québécois a recensé 423 plaintes à propos d'entreprises «dont les sites Web sont à 70 % unilingues anglais ou la vitrine Web est unilingue anglaise».
«Ces plaintes-là vont être reçues, analysées avec diligence par le personnel compétent de l'Office québécois de la langue française et si jamais elles sont justifiées, il y a un suivi très approprié qui va y être accordé», a assuré le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Luc Fortin.
Il a précisé que le budget consacré à la protection et à la promotion de la langue française a crû de 11,5 % cette année.
François Gendron
Le 40e anniversaire de l'élection du Parti québécois de René Lévesque est aussi celui où l'Assemblée nationale du Québec a souligné les 40 ans de vie parlementaire du péquiste François Gendron, député d'Abitibi-Ouest.
«Les chefs du Parti québécois passent, les premiers ministres passent, François Gendron reste», a dit Jean-François Lisée.
Le libéral Pierre Paradis a noté que «François est le seul survivant politique de l'élection du 15 novembre 1976». Il s'est dit convaincu «que le natif de Val-Paradis en Abitibi est fier de détenir ce record pancanadien...»
Toujours sur le même ton amusé, le souverainiste Gendron a reconnu que ce record «pancanadien» lui faisait bien plaisir.