Le député caquiste Benoit Charette

La CAQ tire sur l'Institut sur la souveraineté

La Coalition avenir Québec rejette le postulat selon lequel le futur Institut de recherche sur la souveraineté promis par Pierre Karl Péladeau sera indépendant du Parti québécois (PQ).
Aux yeux du député caquiste Benoit Charette, le chef du Parti québécois devra renoncer à lui offrir un «don important» pour lui assurer le meilleur décollage possible. Il devra se contenter des 100 $ par année par électeur prévus par la loi sur le financement des partis politiques, selon lui.
Il s'agit non seulement d'un organisme promis par M. Péladeau, mais qui, «selon ses propres dires, aura comme mission de préparer l'argumentaire du parti qu'il dirige pour les prochaines élections», poursuit M. Charette.
«On ne peut pas faire indirectement ce qu'on ne peut pas faire directement. Cet Institut sera ni plus ni moins qu'une extension du PQ et on peut même s'interroger à savoir si le financement de celui-ci respectera la Loi sur le financement des partis politiques», dit-il.
Au Parti québécois, on ne voit pas ni comment ni pourquoi, alors que des think tanks d'obédience fédéraliste existent et qu'ils ne sont pas soumis à la loi sur le financement des partis politiques, l'Institut de recherche sur la souveraineté pourrait ou devrait l'être.
On déplore un argumentaire de «deux poids, deux mesures» chez les adversaires.