Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), Francois Legault.

La CAQ perd son organisatrice en chef

François Legault devra se trouver une autre personne pour diriger la prochaine campagne électorale de son parti. Brigitte Legault quitte le fauteuil d'organisatrice en chef de la CAQ au moment où la rumeur du déclenchement d'un scrutin recommence à enfler.
La Coalition avenir Québec (CAQ) a confirmé l'information publiée en fin de semaine par The Globe and Mail. Selon le quotidien, Mme Legault veut porter les couleurs du Parti libéral du Canada, dans la circonscription de Ville-Marie, lorsque Stephen Harper lancera l'appel au peuple.
La CAQ mentionne que c'est plutôt vers le privé que Brigitte Legault se dirige. Il n'a pas été possible de savoir qui l'a approchée. Mais les organisateurs de la dernière formation à faire son entrée à l'Assemblée nationale soutiennent qu'il s'agissait «d'une offre qu'elle pouvait difficilement refuser».
En point de presse pour commenter des informations provenant de la commission Charbonneau, le député Stéphane Le Bouyonnec a minimisé l'impact de ce départ survenant à quelques jours de la reprise des travaux, au Salon bleu. «Ça ne fait pas partie des bonnes nouvelles, a admis le caquiste. C'est clair que c'est une déception.»
Mais il a tenu à dire que cela ne mine pas le moral des troupes. Il a aussi nié qu'un vent d'exode souffle sur la formation qui a perdu, en novembre, sa présidente, Dominique Anglade, considérée comme une candidate vedette en 2012.
«C'est un peu comme lorsque Mme Anglade a quitté, a fait savoir l'élu qui représente La Prairie. On a vu que notre chef a réussi quand même à la remplacer par quelqu'un qui est aussi très compétent en Maud Cohen.»
Brigitte Legault quittera ses fonctions le 7 février. Elle en a fait l'annonce, vendredi, aux permanents de la CAQ. Le chef François Legault en avait été informé, peu après le retour du congé des Fêtes.
Cette tuile tombe au moment où les médias publient des sondages indiquant que la CAQ se retrouve loin derrière le Parti libéral du Québec et encore plus loin du Parti québécois. En point de presse, le député Le Bouyonnec s'est dit convaincu qu'il s'agit d'un «plancher» dans les intentions de vote.