Muguette Paillé aurait eu une «utilisation malencontreuse des réseaux sociaux», selon le Parti québécois.

La candidate du PQ Muguette Paillé se retire dans la tourmente

Muguette Paillé, dont la candidature du Parti québécois avait été officialisée par le chef Jean-François Lisée la semaine dernière, s’est finalement retiré de la course à l’investiture péquiste dans la circonscription de Maskinongé puisqu’elle aurait tenu des propos controversés sur les médias sociaux.

C’est Mme Paillé elle-même qui en a fait la demande, ce que le parti a accepté en retour, confirme Yannick Grégoire, du PQ. 

On explique que Muguette Paillé aurait eu une «utilisation malencontreuse des réseaux sociaux». Plusieurs informations circulaient à l’effet que l’ex-candidate, qui était très active sur Facebook, avait tenu des propos islamophobes, entre autres. 

Sur le blogue xaviercamus.com, l’auteur répertorie des dizaines de commentaires à caractère raciste ou islamophobe de Mme Paillé. Celle-ci aurait aussi intégré les groupes Facebook de certains groupes jugés ultraconservateurs, islamophobes ou xénophobes. 

Dans un commentaire sur Facebook, l’ex-candidate qualifie le premier ministre Justin Trudeau de «voleur», «d’antinationaliste» et de «menteur». 

Muguette Paillé s’était fait connaître lors du débat des chefs des élections fédérales de 2011. 

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, avait annoncé, lors de l’annonce de sa candidature, qu’elle représentait la «voix de la sagesse populaire». 

L’équipe de M. Lisée a refusé d’émettre tout commentaire. On confirme toutefois qu’aussitôt que le parti a été mis au parfum du comportement de Mme Paillé sur les réseaux sociaux, des vérifications ont été lancées. 

L’attaché de presse de Jean-François Lisée n’a pas voulu dire si ces vérifications avaient été faites avant l’annonce de la candidature de Mme Paillé. 

«Je suis triste»

Lors d’une courte entrevue accordée au Nouvelliste, la principale intéressée a été avare de commentaires. Elle s’est tout de même dite très triste d’avoir dû se désister. Généralement enjouée et dynamique lorsqu’elle s’entretient avec les représentants des médias, son ton laissait transparaître qu’elle était très affectée par ce revirement de situation.

«Je suis triste… Que voulez-vous que je vous dise? J’ai les deux jambes sciées», a-t-elle simplement indiqué avant de préciser qu’elle ne s’était pas entretenue avec le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, pour l’informer de sa décision.

L’investiture de Mme Paillé devait avoir lieu dimanche prochain. Par ailleurs, l’association de Maskinongé en faisait la promotion encore mardi avant-midi sur sa page Facebook.  Avec Le Nouvelliste