La ministre de la Condition féminine, Lise Thériault

Journée des femmes: la ministre Thériault refuse des entrevues

La ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, est actuellement en mission au Japon pour parler du modèle québécois d'intégration des femmes au marché du travail, mais elle a décliné les demandes d'entrevue de La Presse canadienne depuis lundi, faisant de même lors de la Journée internationale des femmes, mercredi.
Les critiques n'ont pas tardé à reprocher à Mme Thériault son silence en cette journée commémorative. 
Le Japon veut s'inspirer du Québec en matière de participation féminine à la vie économique, mais toutes les demandes de renseignements formulées à ce propos au gouvernement Couillard par La Presse canadienne depuis deux semaines sont restées lettre morte.
Mercredi, Mme Thériault, qui est aussi vice-première ministre du Québec, devait rencontrer des femmes d'affaires japonaises. Elle devait également s'entretenir avec la directrice générale du Bureau de l'égalité des sexes, Keiko Takegawa, qui est responsable de la condition féminine au Japon. 
Saisi d'une demande d'entrevue adressée à Mme Thériault depuis lundi matin, son attaché de presse, Karl Sasseville, a répondu mercredi matin que «le décalage de 14 heures ne facilite pas les choses en matière de communication» et que «malheureusement, ce ne sera pas possible de réaliser l'entrevue pendant la mission».
Dans un courriel ultérieur, il a indiqué que «madame Thériault sera disponible pour des entrevues à son retour». Une dernière requête pour une entrevue a été acheminée en début de soirée, mercredi, mais l'attaché de presse a signifié le refus de la ministre. Toutefois, Mme Thériault a accepté de donner deux entrevues à d'autres médias par la suite en soirée.
À titre de comparaison, la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a accordé au cours des dernières années un très grand nombre d'entrevues pendant ses missions à l'étranger, quels que soient les horaires, le décalage ou le lieu.
L'opposition officielle a dénoncé l'absence de Mme Thériault. Selon la députée péquiste de Chicoutimi, Mireille Jean, cela est «mal perçu par tout le monde».