«Je pense qu'il faut souligner que l'égalité homme-femme est l'affaire de tous et de toutes», a répondu Justin Trudeau quand une journaliste est revenue sur le message diffusé par sa femme Sophie Grégoire.

Journée de la femme: Trudeau défend sa conjointe

Le premier ministre Justin Trudeau est venu à la défense de sa conjointe critiquée pour avoir, sur les médias sociaux, invité les femmes à célébrer les hommes en ce 8 mars.
«À l'occasion de la Journée internationale des femmes, célébrons les garçons et les hommes qui nous encouragent à être qui nous sommes vraiment, qui traitent les filles et les femmes avec respect», a écrit Sophie Grégoire Trudeau sur son compte Instagram.
«Cette semaine, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, célébrons les garçons et les hommes qui nous encouragent à être qui nous sommes vraiment, qui traitent les filles et les femmes avec respect et qui n'ont pas peur de parler haut devant les autres. Prenez une photo main dans la main avec votre allié et diffusez-la dans les médias sociaux avec le mot-clic  #DemainEnMains», a écrit Sophie Grégoire en publiant une photo de M. Trudeau et d'elle sur son compte Instagram.
Les réactions ont été nombreuses et plusieurs ont été négatives.
Mercredi matin, le premier ministre livrait un discours annonçant une aide financière pour la santé des femmes, incluant le financement des avortements dans les pays en voie de développement. Il en a profité pour offrir une justification au message de Mme Grégoire.
«Ça a pris la femme extraordinaire dans ma vie, Sophie, ma femme, pour me souligner que oui, c'était très bien que je sois là pour dire à ma fille qu'elle pouvait accomplir n'importe quoi, mais que j'avais aussi une responsabilité aussi importante d'enseigner à mes garçons que ma fille pouvait faire n'importe quoi; de savoir que mes garçons ont un rôle à jouer pour contribuer à créer cette égalité dans le monde et qu'ils doivent être aussi conscients de cette responsabilité que ma fille Ella est consciente des possibilités qui sont devant elle», a-t-il raconté.
L'affaire de tous
Plus tard, en point de presse, sa défense a été plus directe.
«Je pense qu'il faut souligner que l'égalité homme-femme est l'affaire de tous et de toutes», a-t-il répondu quand une journaliste est revenue sur le message diffusé par Mme Grégoire.
«Je suis très conscient du rôle des hommes dans cette lutte. Les hommes devraient être ouverts à s'identifier comme féministes. [...] C'est un enjeu important à souligner aujourd'hui et tous les jours», a-t-il conclu.
Le premier ministre a eu, aussi, pendant ce point de presse, d'autres occasions de brandir son féminisme.
Réagissant à un article paru dans un magazine français où on s'attarde longuement à son apparence physique, M. Trudeau a dit que rien de ce qu'il subit ne peut se comparer à ce que doivent vivre les politiciennes.
«J'ai eu une campagne électorale [au centre de] laquelle [il y avait] des attaques contre mes cheveux», a-t-il rappelé.
«Mais je n'ai jamais pour un instant senti, même, le début d'une moitié du tiers d'un quart du sexisme et de la discrimination que les femmes ressentent en politique et en position de leadership», a-t-il dit.