Contrairement à ce que dit cette pancarte du candidat Jean Cloutier, de Démocratie Québec, le district de Duberger-Les Saules n'existe bel et bien plus.

Journal de campagne, semaine 1

Le district Duberger-Les Saules n'existe plus, sauf sur les pancartes de Jean Cloutier, candidat pour Démocratie Québec.
Il était une fois un district
L'arrondissement des Rivières a été redécoupé en vue des prochaines élections pour tenir compte de l'évolution démographique des quartiers qui le composent. Duberger a été jumelé à Vanier tandis que Les Saules fait désormais cavalier seul. M. Cloutier et son équipe n'avaient visiblement pas mis leurs informations à jour. Démocratie Québec se donne quelques jours pour décider si les pancartes seront réimprimées ou si un autocollant ferait l'affaire. «Il n'y a pas d'urgence là-dedans, on n'enfreint aucune loi», dit la chef Anne Guérette, qui souhaite néanmoins que les électeurs aient l'heure juste.  Annie Morin
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Le mot de la semaine
Parc
La première semaine de campagne d'Équipe Labeaume aurait pu faire l'objet d'un reportage à l'émission La semaine verte ou être couverte par le magazine La Terre de chez nous. Chaque jour, ou presque, le maire sortant annonçait la création d'un parc ou autre projet vert comme le verdissement du boulevard Hamel ou la création de nouveaux potagers communautaires. Pour le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, qui a déjà dit être «pour les arbres, mais pas au détriment du stationnement», ces annonces n'ont rien d'exceptionnelles. «Je trouve ça surprenant que le maire d'une ville passe les premiers jours d'une campagne à parler de parcs. Ça fait partie du rôle des villes. C'est comme si je vous disais que j'allais déneiger les rues l'hiver.»
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Le chiffre de la semaine
1,6
La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, voulait causer la surprise en proposant d'acheter le terrain d'Anacolor à Cap-Rouge pour 1,3 million $ et ainsi dénouer l'impasse entre l'entreprise et les citoyens. C'est plutôt le maire sortant qui l'a créée en dévoilant le lendemain que son administration avait déjà offert 1,6 million $ en 2016. Une offre qui a été «refusée».
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Entrevue express avec...
Yvon Bussières, candidat indépendant dans Montcalm-Saint-Sacrement
Q Comment s'est passée la première semaine de votre 7e campagne électorale?
R Premièrement, j'ai déposé vendredi (22 septembre) ma candidature avec 239 signatures alors que ça en prend seulement 25. À la blague, je dis que j'ai suffisamment d'appui pour la mairie, mais que j'y renonce pour être conseiller. Je n'ai pas eu à solliciter les gens, ils venaient vers moi pour signer. Je n'avais plus de place pour la 239e signature, mais j'ai dû en trouver une parce que le monsieur insistait vraiment pour m'appuyer. J'ai laissé porter un peu avant l'affichage. Par courtoisie, j'ai laissé des adversaires s'afficher avant moi. Pour des raisons écologiques et de sobriété, j'ai posé huit affiches seulement mardi à des endroits très précis.
Q On a l'impression qu'aucun adversaire ne peut rivaliser avec vous dans votre district, comment l'expliquez-vous?
R C'est sûr que mes racines sont très profondes. J'ai toujours travaillé et vécu dans le quartier. Il y a 375 ans, mon premier ancêtre en Amérique, Jacques Bussières, a signé son contrat de mariage entre la rue Belvédère et le parc des Braves. Ça n'empêche pas que je suis aussi fébrile que les premières campagnes. On ne tue pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. On est éjectable aux quatre ans.
Q Il n'y a pas que la filiation et l'appartenance au quartier, les gens doivent reconnaître vos compétences?
R Je fais le travail. J'ai été 7 ans au conseil de vérification. Les collègues d'Équipe Labeaume m'ont vu travailler et peuvent témoigner de mon intégrité.
Je suis là pour mes citoyens. Ça fait 24 ans que je suis à l'hôtel de ville. J'ai un souci de justice sociale.
Q Quel est le projet prioritaire de votre district au cours d'un prochain mandat?
R La circulation et la mobilité locale dans le quartier. Il faut sensibiliser les gens à la cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes dans un district où la population est l'une des plus âgées au Québec, voire au Canada. Je suis moi-même un jeune aîné actif à 66 ans. Les aînés et les personnes vivant avec un handicap doivent pouvoir circuler en toute sécurité. Il faut aussi poser des actions pour l'accès à la propriété afin d'attirer de jeunes familles. Je crois beaucoup à l'interaction entre les générations. Je veux demeurer vigilant au niveau de la gestion publique.
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Les citations de la semaine
«Quand t'es élu par acclamation, il me semble que t'as pas la même flamme que si à un moment donné, tu fais face à une certaine adversité»
- Gilles Lehouillier, maire sortant de Lévis, qui a finalement André Voyer comme adversaire
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«Je ne me présente pas contre le maire Lehouillier. Je me présente pour mon projet démocratique et pour les citoyens de la Ville de Lévis»
- André Voyer, candidat indépendant à la mairie de Lévis