La candidate Joëlle Boutin a profité de la présence de son chef François Legault, dimanche, à son bureau électoral.

Joëlle Boutin officiellement candidate de la CAQ dans Jean-Talon

Joëlle Boutin sera bel et bien la candidate pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) dans Jean-Talon pour l’élection partielle. Le premier ministre François Legault était de passage à son bureau électoral de Sainte-Foy dimanche matin pour l’occasion.

C’était une question de formalité, on se doutait bien que Mme Boutin allait retenter sa chance après avoir perdu les élections de 2018 aux mains de Sébastien Proulx. L’an dernier, seulement 4 % la séparaient de la victoire. 

La CAQ a l’intention ferme de gagner ce siège, libéral depuis 1966. «Jean-Talon entame un parcours au cours duquel ils pourront se libérer du Parti libéral», a même lâché la vice-première ministre Geneviève Guilbault.

À la suite de sa défaite, la candidate a rempli le poste de directrice de cabinet pour le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale Éric Caire, elle soulève donc qu’elle est au courant de tout le travail réalisé dans la dernière année par son gouvernement.

«Vous avez un deux pour un avec Joëlle : vous avez la meilleure candidate possible et en plus vous envoyez un signal où vous dites au gouvernement que vous être contents de ce que nous avons fait jusqu’à présent», a exprimé M. Legault.

Même s’il ne s’est pas avancé sur le déclenchement de la campagne ou sur la date de l’élection, on a rapidement pu lire «Votez le 2 décembre 2019» sur les pancartes de Mme Boutin, qui seront bientôt accrochées un peu partout dans sa circonscription.

«Les gens m’arrêtent depuis quelques mois, il me semble qu’on est redevenus fiers d’être Québécois. On a un gouvernement qui a défendu nos valeurs, entre autres avec la loi 21. Les libéraux avaient tourné en rond et n’avaient pas eu le courage de défendre nos valeurs, une de ces valeurs-là, c’est la laïcité, c’est de séparer clairement l’État et la religion», a ajouté le premier ministre, qui semble miser sur la déconfiture du Parti libéral dans l’ensemble de la province pour gagner un 76e député, tout en avouant qu’il s’attend à «une lutte serrée». 

Pas gagné d’avance

Même si la CAQ est en bonne posture afin de remporter le siège, Québec solidaire n’est pas loin derrière. Les députés Catherine Dorion (Taschereau) et Sol Zanetti (Jean-Lesage) font campagne depuis le mois de septembre afin de rallier les troupes vers leur parti. Eux aussi ont de grosses attentes. 

«Il ne faut pas sous-estimer aucun parti. Québec Solidaire a une force de terrain comme nous. Le seul sondage qui compte c’est celui le soir d’élection. Il y a beaucoup d’étudiants pros CAQ, ce n’est pas vrai que tous les étudiants votent Québec Solidaire. Ce sera une belle campagne positive», a indiqué la candidate caquiste. 

La majeure différence avec les élections de 2018 est que Mme Boutin dit avoir «plus d’expériences» et de «bons contacts». Elle juge que la circonscription de Jean-Talon a «manqué d’amour». 

Dans son CV, en plus d’avoir dirigé le cabinet de M. Caire, Mme Boutin a entre autres été conseillère au cabinet de relations publiques National et a participé à la fondation de Femmes Alpha, un site web qui mise sur le leadership des femmes en affaires. 

Rappelons que le retraité Sylvain Barrette devrait représenter le Parti québécois pour la partielle, comme il l’avait lors des élections 2018, où il avait seulement récolté 14 % du vote. L’assemblée d’investiture de son parti se tiendra lundi soir.

Pour Québec Solidaire, on connaîtra le candidat mercredi soir, les membres voteront pour l’une des quatre candidatures déposées. Manon Massé mise déjà sur le conseiller de l’équipe Régis Labeaume, Frédéric Poitras. 

Les libéraux semblent quant à eux miser sur Gertrude Bourdon, qui avait perdu ses élections dans Jean-Lesage en 2018. Sa candidature sera officiellement annoncée mardi.