Au moins trois attachées politiques au bureau du maire Jean Tremblay ont obtenu des postes de fonctionnaires à contrat renouvelables sur une base annuelle alors que la quatrième, Mme Danielle Godin, une ancienne membre du cabinet de Jean Tremblay, a été nommée sans aucune entrevue ni processus de sélection au poste de directrice de l'arrondissement Jonquière.

Jean Tremblay songe à un saut en politique fédérale

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ne ferme pas la porte à la possibilité de faire le saut en politique fédérale alors qu'il dit avoir été approché à la fois par les conservateurs et les libéraux. À 15 mois du scrutin, le coloré politicien ne veut cependant pas révéler s'il a un penchant pour l'une ou l'autre de ces formations politiques.
D'entrée de jeu, M. Tremblay tient à préciser qu'à chaque élection, «des gens viennent prendre la température de l'eau». Selon lui, l'information relayée par le Globe and Mail mardi selon laquelle les troupes de Stephen Harper auraient sondé son intérêt n'a rien d'exceptionnel. «Cette fois-ci, j'ai des gens du Parti libéral et du Parti conservateur qui m'ont approché», admet-il candidement, ajoutant que même le Parti québécois lui a déjà fait des avances. «Mais je n'ai jamais eu de sollicitation du NPD ou du Bloc québécois», précise-t-il.
A-t-il davantage d'affinités avec l'une ou l'autre des formations? «Je ne veux pas m'avancer plus que ça. On est à 15 mois des élections. Je ne me sens pas prêt à faire aucune déclaration», répond Jean Tremblay. Du même souffle, il affirme cependant ne pas fermer la porte à la possibilité de siéger à Ottawa - ou même à Québec - mais précise qu'il ne l'a jamais fermée. «Je pense que c'est normal pour tout le monde de réfléchir», ajoute le maire élu pour la première fois il y a 17 ans. Et à 65 ans, il n'envisage pas de prendre sa retraite de sitôt. «Dans ma tête, je me dis que je veux mourir à l'ouvrage», confie Jean Tremblay.
Stratégie à Québec et dans l'Est
L'article du quotidien anglophone révélait que les hautes instances du Parti conservateur du Canada misaient sur la région de Québec et l'est de la province pour faire des gains et ravir des sièges occupés par des députés néo-démocrates après la vague orange de 2011. En plus de celui de Jean Tremblay, plusieurs noms de candidats potentiels sont évoqués comme celui de l'ex-député conservateur de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, Bernard Généreux.
Au bout du fil, ce dernier confirme son intention de récupérer son siège, qu'il avait perdu avec une poignée de votes en 2011. «Ça m'a encouragé à continuer», explique le membre du conseil d'administration du Port de Québec qui n'a cependant pas voulu commenter le dossier de la poussière rouge. M. Généreux ne dément pas non plus l'information selon laquelle son amie, la conseillère du premier ministre au Québec, Catherine Loubier, a l'intention de présenter sa candidature à Québec. Juste avant d'être nommée à ce poste cet été, l'ex-vice-présidente de la firme de communications et d'affaires publiques Hill Knowlton avait été transférée dans la capitale pour cette raison, souligne-t-il.
L'idée d'investir pour l'aménagement d'une place publique devant l'amphithéâtre de Québec circulerait également à Ottawa. Selon le Globe and Mail, le ministre responsable de la région, Denis Lebel, n'a pas voulu commenter. L'attaché de presse du maire de Québec, Paul-Christian Nolin, affirme de son côté que la Ville n'a jamais sollicité le fédéral à ce sujet après son refus d'ouvrir son portefeuille pour la structure. «Mais s'ils veulent investir, on est toujours très ouverts», conclut-il.