Le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier

Jean-Marc Fournier confirmé dans ses fonctions

Lundi, la reprise des travaux parlementaires semblait compromise par le fait que le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, se questionnait sur la pertinence de demeurer en poste, très ébranlé par les allégations de trafic d'influence proférées par le président du syndicat des policiers de Montréal, Yves Francoeur, et l'enquête policière en cours menée pour y donner suite.
Mais mardi matin, le premier ministre n'a pas hésité à renouveler sa confiance en M. Fournier, disant avoir obtenu entretemps l'assurance de la Sûreté du Québec que son ministre avait toujours l'habilitation de sécurité lui permettant de siéger au cabinet.
Cette confirmation laisse entendre que la police n'a rien trouvé de répréhensible dans le comportement passé de M. Fournier, a commenté M. Couillard en point de presse, vantant le jugement politique de son leader.
Le fait de «répandre des allégations non fondées» qui peuvent porter atteinte à la réputation des gens est un geste grave en démocratie et «dans une société de droit», a-t-il rappelé.
«Il n'y a pas d'informations qui m'empêchent d'être au conseil des ministres», a renchéri le premier intéressé. Des collègues ministres et députés se relayaient devant les journalistes pour affirmer que M. Fournier était victime d'une campagne de salissage.
Selon le chef syndical, M. Fournier aurait accepté en 2009 d'aider un promoteur immobilier à réaliser un projet en échange de contributions financières au Parti libéral du Québec, ce qu'a nié formellement le leader du gouvernement. M. Francoeur affirme aussi qu'une enquête policière autour de cette histoire n'aurait pas abouti en raison de pression des autorités.