Le premier ministre Philippe Couillard, qui a souligné que le Québec a une bonne tradition d'accueil qui se fait «avec équité et dans le respect de la règle de droit», a aussi fait valoir que «la responsabilité des leaders politiques, c'est d'expliquer aux gens, même si ce n'est pas facile, exactement de quoi il s'agit.»

Immigration: Labeaume n'utilise pas les bons termes, dit Couillard

Philippe Couillard reproche à Régis Labeaume de ne pas utiliser les bons termes lorsque le maire de Québec parle d'immigration en référant à l'arrivée massive au pays d'Haïtiens quittant les États-Unis.
«Il ne faut pas dire des choses inexactes au monde. Ce n'est pas de l'immigration, ce sont des gens qui cherchent un statut de réfugié. C'est totalement différent», a lancé le premier ministre du Québec mercredi soir, en marge d'une visite privée lors de son arrêt à Baie-Comeau, où il a notamment rencontré les élus régionaux.
«[Les réfugiés sont] un enjeu très compliqué et mondial actuellement», a enchaîné M. Couillard. «Le Québec et le Canada font leur part parce qu'il y a des conventions internationales et des lois, ce n'est pas improvisé.»
Le premier ministre, qui a souligné que le Québec a une bonne tradition d'accueil qui se fait «avec équité et dans le respect de la règle de droit», a aussi fait valoir que «la responsabilité des leaders politiques, c'est d'expliquer aux gens, même si ce n'est pas facile, exactement de quoi il s'agit.»
Philippe Couillard a également rappelé qu'au fil des ans, le Québec a notamment accueilli les boat people en provenance du Vietnam et plus récemment, des réfugiés syriens. «On est habitué [de recevoir des réfugiés], mais on entend des commentaires comme si c'était nouveau, comme si on n'avait jamais vu ça», a-t-il ajouté.
Quant aux propos du maire Labeaume sur la montée du discours d'extrême droite au Québec, M. Couillard convient que «ce n'est pas un développement positif dans une société et on n'est pas surpris que ça fasse partie de la nôtre», et assure qu'il ne détourne pas les yeux du problème.
«Lorsqu'on parle de ces gens, on parle de racisme et de xénophobie. C'est là qu'il faut choisir son camp et je suis du camp d'une société ouverte, inclusive et équitable, pas une société qui répercute le racisme et la xénophobie», a-t-il conclu.