Les esprits se sont échauffés à la Chambre des communes, quand le premier ministre Justin Trudeau a heurté une députée du NPD, Ruth Ellen Brosseau, alors qu'il tentait d'accélérer la tenue d'un vote à la Chambre des communes.

Il est temps de tourner la page sur «l'Elbowgate», selon le whip conservateur

Le whip conservateur, Gord Brown, a dit espérer que les esprits se seront calmés lorsque les députés de la Chambre des communes retourneront au travail, lundi.
C'est M. Brown que le premier ministre Justin Trudeau a agrippé il y a une semaine et demi afin de précipiter la tenue d'un vote, donnant au passage un coup de coude à la députée néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau et provoquant un tollé aux Communes.
En entrevue en marge du congrès du Parti conservateur à Vancouver, Gord Brown a déclaré qu'il s'agissait d'une situation inusitée.
Il a affirmé que le premier ministre n'aurait pas dû se rendre de l'autre côté des Communes et que ce n'était pas pour rien que la chambre basse du Parlement était divisée par une allée centrale mesurant l'équivalent de la longueur de deux épées.
M. Brown a expliqué que l'incident était le résultat de plusieurs jours de tensions grandissantes entre les deux camps qui avaient commencé avec la décision des libéraux d'écourter le débat sur le projet de loi concernant l'aide médicale à mourir.
Le whip conservateur a toutefois assuré qu'il n'y avait pas eu de conspiration entre sa formation politique et le Nouveau Parti démocratique (NPD) aux Communes ce jour-là.
«Que quelqu'un laisse entendre que j'aurais comploté avec les néo-démocrates en coulisses afin de concocter un scénario dans le cadre duquel le premier ministre bondirait de son siège, allons ! Soyons un peu sérieux ! a-t-il lancé. C'est tiré par les cheveux.»
Gord Brown a également déploré les attaques essuyées par Mme Brosseau après la bousculade. La suite, a-t-il poursuivi, dépendra du comité parlementaire qui se penchera sur cette affaire.
Même si M. Trudeau s'est excusé, le whip conservateur a estimé que sa crédibilité avait été entachée par cette histoire et que c'était quelque chose avec laquelle il devrait vivre.
«Je pense que les Canadiens ne le voient pas de la même façon aujourd'hui qu'il y a une semaine. Je crois qu'ils ont été surpris parce ce qui s'est passé», a-t-il commenté.
M. Brown a ajouté que la population était aussi prête à tourner la page et a dit souhaiter que la pause d'une semaine aux Communes aura permis aux députés de retrouver leur calme.
«Je pense qu'il y a eu un gros changement, un changement radical depuis la semaine dernière.»