Rob Nicholson (photo), qui détenait le portefeuille de la Défense, occupera le poste laissé vacant par John Baird.

Harper nomme Nicholson aux Affaires étrangères et Kenney à la Défense

Forcé de combler le poste aux Affaires étrangères après la démission-surprise de John Baird, la semaine dernière, le premier ministre Stephen Harper a remanié son cabinet.
C'est Rob Nicholson, qui détenait le portefeuille de la Défense, qui occupera le poste laissé vacant par M. Baird.
Son collègue Jason Kenney hérite du ministère de la Défense. M. Kenney conserve, cependant, ses responsabilités au multiculturalisme. Le ministre Kenney a de tout temps oeuvré pour un rapprochement de son parti des nombreux groupes ethniques au pays.
M. Kenney est remplacé à l'Emploi et au Développement social par Pierre Poilievre, qui demeurera également responsable de la Réforme démocratique.
Les trois ministres ont été assermentés lundi matin lors d'une cérémonie à Rideau Hall, la résidence officielle du gouverneur général du Canada.
Le bureau de M. Harper a annoncé ces nominations sur son compte Twitter sans convoquer la presse parlementaire à la cérémonie, comme il en était d'usage.
Par voie de communiqué, le premier ministre Harper a déclaré après la cérémonie que «les changements annoncés aujourd'hui au conseil des ministres feront en sorte que des portefeuilles clés continueront d'être dirigés par des chefs solides, ce qui est essentiel pour la réalisation des priorités du Canada».
Réaction du NPD
Chez l'opposition néo-démocrate, on sert déjà une première critique concernant le choix du nouveau ministre des Affaires étrangères.
La députée Hélène Laverdière souligne qu'il ne parle pas du tout français. Elle s'inquiète pour les liens avec les partenaires francophones sur la scène internationale. Elle admet que le français de M. Baird était plutôt approximatif. Tout de même, «il pouvait au moins dire quelques mots, il pouvait au moins faire des salutations. Ce n'était déjà pas idéal avec le ministre Baird, mais là, avec le ministre Nicholson, on recule encore», de l'avis de la députée.