Le chef péquiste, Jean-François Lisée.

Gouin: Lisée n'est pas encore branché 

Les péquistes n'ont pas encore décidé s'ils présenteront un candidat dans l'élection complémentaire de Gouin ou s'ils enverront le «beau signal» de laisser la voie libre à Québec solidaire.
Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, est persuadé que son parti pourrait récupérer le siège que lui a ravi Françoise David en 2012. «Si on le désirait, on pourrait le reprendre», a affirmé M. Lisée, mercredi. 
Toutefois, son coeur balance encore. Même si Québec solidaire a déjà prévenu qu'il aura son propre candidat et a invité le PQ à faire de même. Mais, au sein du parti et de l'aile parlementaire, deux écoles de pensée s'opposent. «On trouve très important d'envoyer des signaux d'ouverture et de ne pas avoir l'air de se chamailler entre souverainistes, a souligné M. Lisée. Des gens disent que ce serait parfaitement légitime [de présenter un candidat] puisqu'ils nous invitent à y aller. D'autres disent : "Oui, mais ce serait un beau signal de ne pas y aller". C'est un beau dilemme que nous n'avons pas tranché.»
L'ex-candidat à la chefferie et conseiller spécial Paul St-Pierre-Plamondon ne cache pas son intérêt pour Gouin. D'autres se sont aussi montrés intéressés, assure le chef du PQ. Reste à décider si, dans un contexte où l'on tente de rapprocher les forces souverainistes pour battre les libéraux en 2018, il serait avisé pour le PQ d'avoir un candidat sur les rangs. 
Il n'y a pas péril en la demeure, rappelle M. Lisée. L'élection n'est pas encore déclenchée, et l'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, pressenti comme candidat solidaire, n'annoncera pas ses intentions avant la mi-février. 
D'autre part, la députée péquiste de Vachon, Martine Ouellet, dévoilera le 5 février si elle tente sa chance à la chefferie du Bloc québécois. Selon nos sources, dans la mesure où les délégués bloquistes décident d'une course rapide en 2017, Mme Ouellet en sera.