Sam Hamad

Fuite d'informations à l'UPAC: «allégations très graves», dit Hamad

Le député libéral de Louis-Hébert, Sam Hamad, s'inquiète que l'UPAC ait pu couler à des fins politiques des informations le concernant.
Dans sa biographie, l'ex-entrepreneur et témoin-clé de la commission Charbonneau, Lino Zambito, laisse entendre qu'un ex-procureur en chef adjoint de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Sylvain Lépine, a coulé des informations compromettantes au sujet de M. Hamad.
«Si ce que j'ai lu dans le journal est vrai, ce sont des allégations très graves, a commenté M. Hamad, à l'entrée du caucus libéral, jeudi. Il y a des questions très sérieuses qui doivent être posées. Je pense que les autorités et les personnes concernées doivent clarifier la situation le plus rapidement possible.»
Selon les dires de M. Zambito, M. Lépine, un ancien militant péquiste, aurait voulu éclabousser le Parti libéral du Québec parce qu'il envisageait se présenter sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ). M. Zambito soutient avoir même été interrogé par des hauts gradés de la SQ sur cette affaire.
Selon le Journal de Montréal, M. Lépine a «par la suite» été nommé juge, en 2012. Les faits reprochés remonteraient donc à avant cette nomination. Néanmoins, la fuite au sujet des fréquentations de M. Hamad avec Marc-Yvan Côté et le financement de l'entreprise Premier Tech, en 2016, serait en cause.
M. Hamad a dû se retirer du conseil des ministres au printemps en raison de courriels révélés par Enquête qui suggéraient qu'il avait transmis des informations privilégiées à M. Côté dans ce dossier.