François Paradis, candidat pour la CAQ dans la circonscription de Lévis

François Paradis boudera encore les élections scolaires

Le candidat caquiste dans Lévis, François Paradis, ne vote pas aux élections scolaires et n'a pas l'intention de changer ses habitudes cette fois-ci.
Les députés de la Coalition avenir Québec ont statué la semaine dernière qu'ils ne se rendraient pas aux urnes le 2 novembre pour voter aux élections scolaires, eux qui plaident pour l'abolition des commissions scolaires.
François Paradis, qui aspire à rejoindre leurs rangs à l'Assemblée nationale en étant élu le 20 octobre dans la partielle de Lévis, assure qu'il n'a reçu aucun mot d'ordre de faire de même. Mais il ne cache pas qu'il n'a pas l'habitude de voter à cet ordre de gouvernance. 
«Je vais être plus transparent que transparent : je ne vote pas aux élections scolaires», affirme le candidat de la Coalition avenir Québec, lors d'une entrevue téléphonique. 
«Un palier superflu»
«Je ne voterai pas à celle-ci. C'est un palier qui coûte cher et qui est superflu. Je continue à penser que plus on donne de services, plus on se rapproche des élèves, plus on donne de pouvoirs à ceux qui constatent les besoins, on va peut-être mieux utiliser de l'argent qui est dépensé dans cette structure.»
M. Paradis affirme que son choix n'engage que lui. La position de la CAQ a fait réagir les libéraux, de la Fédération des commissions scolaires et du directeur de la commission scolaire des Découvreurs, qui ont dénoncé le fait qu'elle encourage le désengagement politique.
En réponse aux critiques, le candidat dans Lévis réitère que les gens qu'il rencontre sur le terrain souhaitent également que «les décisions se rapprochent des élèves». «Par les années passées, très peu de gens exerçaient ce vote-là. Et au surplus, quand on se rend compte que les commissaires au cours des dernières élections à 47 % sont élus par acclamation, c'est un processus qui coûte cher pour établir une structure que plusieurs souhaitent voir disparaître.»